VII
Toutes ces interventions pratiquant une grande exérèse cellulo-lymphatique étaient autrefois passibles de bien des reproches. C’est ce qui, d’ailleurs, depuis JONNESCo, les avait fait abandonner. En effet, les malades d’antan succombaient fréquemment, tantôt au choc opératoire, tantôt de complications pulmonaires ou veineuses dans les jours qui suivaient, tantôt d'infections irréductibles et traïînantes. Aujourd’hui, ces inconvénients majeurs sont relativement
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écartés, et les seuls reproches que l’on puisse faire à ces grandes exérèses se trouvent, non point dans les lymphorragies, dont tout le monde parle mais que personne n’observe en pratique, mais plutôt en rapport avec les fistules urétérales qui viennent noircir les statistiques de ces interventions. En effet, ME1cs en signale 5 à 6 % et les qualifie toutes de bénignes. Pourtant, elles s’ajoutent, il faut bien le dire, au pourcentage de mortalité opératoire qui, selon DARGENT, atteint tout de même 8%.
Quoi qu’il en soit, nous pensons qu'il est de notre devoir d’essayer de plus en plus de dépasser le taux des 60 % des guérisons obtenues par la seule physiothérapie à l’aide d’une intervention qui, bien réglée, ne doit pas être passible de tels reproches. Comme nous le verrons, chez nos malades opérés nous n’avons jamais observé le moindre inconvénient majeur per ou post-opératoire.
C’est pourquoi il nous a semblé que, seule l’hystérocolpo-lymphadénectomie, associée au Wertheim, devait être l'intervention idéale, aussi bien au stade IT qu’au stade LI.
Les examens sériés des pièces opératoires prouvent bien que l’action des radiations est loin d’être toujours suffisante à procurer une stérilisation des paramètres et même du col. À plus forte raison la physiothérapie ne saurait prétendre anéantir des ganglions lymphatiques à distance lorsque, trop souvent encore, ceux-ci sont précocement envahis.
Inspirés de toutes ces différentes techniques nouvelles (la technique de ROBERT n’ayant pas encore paru), nous croyons bon, maintenant, d’exposer les détails de l’exérèse complète, telle que la pratique actuellement notre maître, le Professeur J. MAGENDIE.