‹ Contribution à l'étude de la chirurgie endo-septaleChapitre 15 sur 37 · NT MS · texte numérisé non relu

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du cartilage, appliquer la lame du couteau de Baillenger à ce niveau, et pousser ce couteau d'avant en arrière, horizontalement, parallèlement à l’arête nasale ; la lame coupe ainsi le cartilage d’avant en arrière, à 3 ou 4 miljimètres au dessous de cette arête, en conservant une bande cartilagineuse qui prévient tout affaissement nasal post-opératoire.

Le couteau vient ainsi en arrière heurter la lame perpendiculaire de l’ethmoïde dont la résistance l’arrête. Abaisser alors l’instrument vers le plancher des fosses

nasales. La lame mobile pivote d’un quart de cercle,

devient verticale et sectionne de haut en bas la partie postérieure du cartilage.

Une nouvelle résistance arrête en bas le couteau. C’est le bord supérieur du vomer. Ramener alors l’instruinent directement vers soi. La lame pivote de nouveau et redevient horizontale, mais elle regarde cette fois en avant et sectionne, d’arrière en avant le bord inférieur du cartilage.

Ainsi se trouve détaché un large volet cartilagineux que la pince de Lemaitre cueille aisément.

Cette résection du cartilage s'exécute assez rapidement. I suffit que la main droite de l’opérateur tenant le couteau de Ballenger décrive l'arc de cercle de 180° que le couteau doit lui-même tracer concentriquement.

G° Accolemert des muqueuses, — Pansement

Après ablation du cartilage, reconstituer la cloison qui est molle et rectiligne.

Certaïns auteurs placent un ou deux points de suture à la soie fine au niveau de l’incision muqueuse faite au début de l'intervention du côté convexe. Cette"suture est superflue dans la plupart des cas.

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Il suffit d'appliquer bien exactement l’une contre l’autre ies deux muqueuses à l’aide de mèches longues et étroites imbibées d'huile goménolée, que l’on introduit dans les deux fosses nasales avec la pince de Lubet- Barbon. On facilite leur introduction en maintenant béantes les filières nasales à l’aide des deux écarteurs narinaux de Lombard dont l’un est appliqué sur la face externe du septum, et l’aütré sur la paroi externe de 1a fosse nasale correspondante.

L’écarteur interne (appliqué contre le septum) aura en outre l’avantage d'empêcher que le lambeau muqueux incisé ne suive la pince et la mèche introduites dans la fosse nasale et ne se retourne sur lui-même.

Les mèches ainsi introduites dans les fosses nasales maintiennent accolées l’une contre l’autre les deux muqueuses septales qui autrement seraient flottantes. Elles assurent en outre l’hémostase par compression, hémostase surtout précieuse dans les heures qui suivent l’intervention lorsqu’à la vaso-constriction provoquée par Jadrénaline injectée fait suite la vaso-dilatation.

Notons à ce propos qu’il faut avoir soin de n’introduire dans les fosses nasales que des mèches doubles pour éviter leur chute dans lle cavum, et par conséquent Pirritation de la muqueuse pharyngée, que cette chute ne manquerait pas de produire.

Dutheïllet de Lamothe, pour ce tamponnement des muqueuses, préfère utiliser des lames d’éponge en caoutchouc. Celles-ci, sous l'influence des premières gouttes de sang, augmenteraient de volume, exerceraient par suite une plus grande pression sur la muqueuse saignante: l’hémostase se trouverait ainsi automatiquement assurée.

ÉR | CEn

b) Technique opératoire dans les cas complexes,

compliqués ou atypiques

La résection sous-muqueuse dans Île cas typique que nous venons de décrire est une intervention d’exécution facile. Malheureusement il s’en faut de beaucoup que ces cas typiques soïent les plus fréquents. Presque toujours au contraire, nous rencontrons d’autres variétés de déviations, quelles soient complexes, compliquées ou atypiques. Or, chacune de ces variétés nécessite une technique spéciale qu'il nous faut maintenant envisager,

4° Cas complexes

Ce sont de (beaucoup lles plus fréquents. Ce sont ceux dans lesquels la déviation cartilagineuse s’accompagne :

a) Ou bien d’un éperon ou d’une crête volumineuse, saillante du côté convexe.

b) Ou bien d’un enfoncement angulaire très profond du côté concave ;

c) Ou bien, enfin, d’une luxation du bord antérieur du cartilage.

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