‹ Contribution à l'étude de la chirurgie endo-septaleChapitre 29 sur 37 · ANESTHÉSIE DU MALADE · texte numérisé non relu

ANESTHÉSIE DU MALADE

Pour les raisons que nous avons déjà indiquées à propos de la résection sous-muqueuse, jamais nous n’aurons recours à l’anesthésie générale.

L'anesthésie locale est de règle. Elle se pratique de la même façon que [lorsqu'il s’agit d’une résection sousmuqueuse. |

Toutefois, on aura soin :

1° De badigconner tout d’abord avec de la cocaïne au 1/20° fortement adrénalinée, non seulement la muqueuse de la cloison, mais aussi celle des cornets et des méats. Ce badigeonnage en effet a pour but de provoquer une certaine insensibilisation et aussi de faire rétracter les tissus et de donner par là même, une plus grande visibilité.

2° De pousser l'injection sous-périchondrale de novocaïne à 1/100° ou à 1/200° avec adrénaline (5 gouttes pour 20 centimètres cubes de solution de novocaïne) aussi profondément que possible dans les fosses nasales, aux abords mêmes du sphénoïde. Cette injection sera faite avec une seringue spéciale, munie d’un embout permettant d'utiliser des aiguilles très longues. Elle sera pratiquée successivement à droite et à gauche.

3° De compléter l’anesthésie au niveau de la partie postéro-supérieure des fosses nasales, en mettant des petits tampons d'ouate imbibés d’une solution de cocaïne à 1/10°, à laquelle on aura ajouté quelques gouttes d’adrénaline.

On laissera écouler au moins cinq minutes entre la fin de l'anesthésie et l'intervention proprement dite.

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