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CONCLUSIONS

1, — Résection sous-muqueuse de la cloison, — La résection sous-muqueuse est une intervention longue, délicate, nécessitant une longue pratique pour être parfaitement exécutée. Par contre, elle donne des résultats remarquables et, pour ainsi dire, constants, avec des risques réduïts au minimum pour de malade confié aux mains d’un opérateur exercé.

Sans doute, cette intervention a été, elle aussi, l’objet des critiques les pllus variées

a) On lui a reproché son importance, sous le prétexte qu’elle nécessite l’ablation d’une quantité de cartilage et d’os presque toujours considérable. En réalité, ce n’est pas une opération grave. Très rares sont les cas mortels observés et encore l’issue fatale semble-t-eHle être imputable beaucoup plus à des fautes de technique et d’asepsie qu’à la méthode (elle-même. Nous avons vu, en étudiant l’anatomie du septum, que la seule région dangereuse de celui-ci est sa partie haute, en raison de son voisinage avec la lame criblée. Or, il est exceptionnel que l’on ait à réséquer la cloison osseuse dans toute sa hauteur et plus particulièrement dans sa partie toute supérieure. D'ailleurs, même à ce niveau, elle est extrémement mince, et le moindre effort suffit à la fracturer. La seule précaution à prendre est de briser sans jamais lirer (nous y avons déjà beaucoup insisté).

Quant à l'éventualité d’une infection se propageant du septum aux méninges, à la faveur des lymphatiques de la région anastomosés à leur partie haute avec Iles lacs sous-arachnoïdiens, alle est rarissime et n’a d’ailleurs jamais été prouvée d’une façon indéniable.

b) Nous ne nous arrêterons pas au reproche adressé à la résection sous-muqueuse d’être une intervention fort délicate et d’exposer à des perforations de la dloison et. à des déformations secondaires du nez. Sans doute, est-il nécessaire pour posséder à fond la technique de la résection sous-muqueuse, de lavoir pratiquée un assez grand nombre de fois. Mais n’est-ce pas là Île fait de la presque totalité des actes chirurgicaux ?

La résection sous-muqueuse mérite donc largement la faveur donit elle jouit depuis une vingtaine d’années, faveur qui, d’ailleurs, ne fera que s’accentuer par la suite.

IT. — Par ailleurs, que doit-on penser de l’opératior de Segura, et quelles irdications reconnaît-elle ?

Les avis à ce sujet sont extrêmement partagés.

Les voies d'accès sur le sinus sphénoïdal, communément pratiquées jusqu'alors, étaient la voie externe (voie orbitaire, ethmoïdectomie, rhinotomie-trans-maxillonasale), ou la voie nasale naturelle.

A) Or le Professeur Segura et ses adeptes reprochent à cette dernière voie de ne donner qu’un accès très relatif et insuffisant sur le sinus sphénoïdal, malgré la cocaïnisation de la muqueuse nasale, malgré la résection du cornet moyen, malgré même l'effondrement par voie. endo-nasale de l’ethmoïde postérieur, auquel on est parfois obligé de se résoudre.

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