ARTS
sait dela papille dans l’espace périchoroïdien! L'examen anatomique lui démontra ensuite que les particules de suie avaient traversé dans l’espace de Tenon, trouvant passage par les gaines des veines varticellées ; que d’autres, en suivant les gaines des vaisseaux centraux, s’étaient extériorisées dans l’orbite. Enfin, des travées noires fusaient du côté externe du maxillaire.
D’aprèsle protocole de ces expériences tout devait donc être uniformément noir. Lorsqu’en 1900, Sicard (1) entreprit des injections sous-arachnoïdiennes encéphali- . ques et rachidiennes d’encre de Chine sur des chiens, Dupuy-Dutemps (2)examina la façon dont se comportait les particules colorées vis-à-vis du nerf optique et de ses gaines ; il n’observa rien de semblable.
Des coupes lui démontrèrent qu’un grand nombre de grains noirs étaient venus s'appliquer au fond du culde-sac vaginal, derrière la lame criblée. Il ne put en trouver aucuns soit dans le vitré, soit dans une autre partie du bulbe oculaire, soit dans le tissu interstitiel du nerf optique. Par contre, il remarqua que ces grains avaient toujours tendance à filer du côté externe, c’està-dire du côté du tissu del’orbite,en traversant la duremère. Cette remarque a son intérêt, car outre Michel qui prétendait qu’il existait dans cette membrane de véritables stomates lymphatiques, nous voyons Quincke, Gifford, Deutchmann, Zelleweger, affirmer que soit
par des injections de cinabre, soit par de l'encre de
1. Sicard, /njections sous-arachnotïdiennes. Thèse, Paris, 1900. 2. Dupuy-Dutemps. Thèse Paris, 1900, Magitot 6
Chine, on voit la matière colorante sortir des enveloppes nerveuses en longeant « les espaces lymphatiques des vaisseaux centraux ». Il est bon d'ajouter que J’animal pris comme type est toujours le lapin.
Quelles que puissent être les critiques pouvant s’adresser à ces diverses expériences, il semble que leurs résultats aient été acceptés sans réserve par la plupart des auteurs. Wilbrand et Saenger (1) indiquent les communicalions avec l’espace périchoroïdien, et reproduisent les opinions de Michel. Leber, qui a expérimenté lui-même et réussi à injecter l’espace de Tenon par la fente périchoroïdienne, transcrit ces opinions en les acceptant. Il ne dit pas cependant avoir vu lui-même de communication entre cet espace et les gaines, maïs leur nature lymphatique ne semble pas faire de doute pour lui. Nous voilà donc retombé dans la théorie de l’unité des humeurs. Cathelin (2), il y a quelques années, séduit par lesremarquables travaux de Petit et Girard (3) sur la sécrétion des plexus choroïdes, avait envisagé l'hypothèse d’un cycle fermé, où la Iymphe et le liquide céphalo-rachidien étaient identifiés. Il est vrai qu'il n’était pas question dans son article, ni du nerf optique, ni des humeurs de l’œil.
Quoi qu’il en soit, les espaces des gaines du nerf opti-