‹ Contribution à l'étude de la Circulation Artérielle et Lymphatique du Nerf Optique et du ChiasmaChapitre 20 sur 40 · Wilbrand et Saenger. Die Neurologie des Auges · texte numérisé non relu

Wilbrand et Saenger. Die Neurologie des Auges

2. Cathelin. La circulation du liquide céphalo-rachidien, Presse Médicale, 11 novenbre 1903.

3. Petit et Girard. Société de Biologie, juin et juillet 1902 et Bullelin du Muséum d’hustoire naturelles, 1901, n° 5 et 1902, n° 4.

que ne sont pas le siège d’une circulation active. Ces gaines sont trop épaisses et les espaces qui les traversent trop fins, dit Leber (1), pour qu’il puisse en être autrement. M. Rochon-Duvignaud (2) dit avec raison « qu’à la suite des innombrables énucléations qui ont été pratiquées on n’a jamais observé un écoulement appréciable de liquide qui peut cependant couler si abondamment dans les fractures du crâne compliquées de déchirure de l’arachnoïde ».

On peut donner, il est vrai, comme raison de ce fait l’'adhérence remarquable des gaines au trou optique et leur fusion partielle, presque totale chez certains individus. Albert et Schnitzer, en effet, ont pu, observer sur les animaux une issue de liquide céphalo-rachidien à travers les gaines de l’optique, sans qu’il y ait d’'hyperpression cérébrale. Pour démontrer ce phénomène, ils prenaient des chiens curarisés dont ils émucléaient le globe en le sectionnant au ras de l’insertion nerveuse. Ils insinuaient alors une canule d’avant en arrière dans les gaines. Pour contrôler les effets de la pression cérébrale ils pratiquaient une trépanation dans le crâne. Par cette . ouverture ils introduisaient un tube et injectaient à volonté du liquide. Comme conclusion, ils arrivent à affirmer que pour une pression moyenne on n'obtient

que l’issue de quelques gouttes de liquide, mais il y a

1. Leber. À propos du liquide céphalo-rachidien et des gaines de l'optique, in Æandbuch der Gesamten Augenheilkunde von Graefe-Saemich.

2. Rochon-Duvignaud. Anatomie du nerf optique, in: Encyclopédie française d’ophtalmoloqie, t. I, p. 674.

augmentation de pression il sort aussitôt par jet continu.

Rappelons à ce sujet que Falkenhain et Naunyn (1) ont même évalué cette pression du liquide céphalorachidien, qui s’élèverait chez l’enfant de 1 mois à 1 an à 4 ou 16 millimètres de mercure, chez l’adulte certainement davantage, chez le chien de 7 à 12 millimètres, chez le lapin de 5 à 7 millimètres. Leber qui a noté ces chiffres remarque qu'ils restent en dessous de la pression intra-oculaire. Il attribue même à ce fait l’impuissance où fut Quinke de retrouver du cinabre dans l’espace périchoroïdien et les lymphatiques de l’œil après l’avoir introduit sous l’arachnoïde médullaire.

Nous n’essayerons pas de discuter. Nous ferons remarquer seulement que le nerf optique est une émanation cérébrale. Comme l’encéphale et la moelle il possède les mêmes enveloppes qui leur sont communes. Or, on n’a pas encore pu prouver que le liquide cérébrospinal des centres était de la lymphe. Pourquoi laffirmer pour l’œil? Nous n’oserons même pas comme Langer, soutenir que le rôle des enveloppes de l’optique est avant tout de permettre le glissement lors des mouvements du globe. Le nerf est assez long pour éviter . les tiraillements, et il faut toujours se méfier des cau-

ses finales.

1. Fakenhain et Naunyn. Uber Hirndruck. Archiv. f. experiment. Path. v. Pharm.,\XXII, p. 261-305.

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