‹ Contribution à l'étude de la Circulation Artérielle et Lymphatique du Nerf Optique et du ChiasmaChapitre 28 sur 40 · Guillain. Revue de Neurologie · texte numérisé non relu

Guillain. Revue de Neurologie

” Son

à lui qu'ont eu recours Schwalbe, Knies et Michel.

Pour réaliser une bonne masse de Gerota il faut que | la couleur ait été triturée dans l'huile, et soit bien soluble dans la térébenthine. Nous avons constamment utilisé pour notre part le bleu Bourgeois qu’on trouve dans le commerce de façon courante et qui est excellent.

Les quantités sont les suivantes :

1° Mettre 2 grammes de bleu dans un mortier de porcelaine ;

2° Ajouter 3 grammes d'essence de térébenthine pure;

3° Triturer soigneusement;

k° Ajouter 45 grammes d’éther sulfurique ;

5° Triturer une seconde fois puis filtrer sur un morceau de flanelle à grains serrés et conserver dans un flacon bouché à l’émeri.

Cette masse doit être toujours fraîchement préparée.

Comme instrumentation, nous nous sommes servis soit deseringues, soit de petits bocks laveurs suspendus à une hauteur variable selon la pression désirée. Le gros obstacle malheureusement au système du bock c’est de posséder, outre l’ajutage de l’aiguille et le récipient, un tube de caoutchouc qui non seulement absorbe, si | petite soit-elle, une certaine quantité de liquide, mais surtout est attaqué par l’éther, Il ne s’agit pas évidemment d’usure rapide de la substance, on peut prendre un tube très épais, mais les particules très fines dissoutes par l’éther-térébenthine viennent fatalement se loger dans l'aiguille dont le diamètre doit être absolument capillaire.

La seringue si elle est très petite, si elle est en verre

ou si elle possède un piston en amiante est l’instrument de choix. On peut réaliser avec elle la pression continue en ayant recours, il est vrai, à un tuyau de caoutchouc, mais extrêmement court et étroit. Ce tuyau doit avoir cependant un minimum de 10 centimètres de longueur. Il est entré par friction simple sur la canule, et sur l’ajutage de la seringue. Celle-ci est maintenue sur un petit chevalet en fer à bras mobile. Il est nécessaire qu’elle possède un anneau à la tige du piston et que d'autre part le corps depompe présente une arma-

ture métallique avec deux ailerons. (C’est en somme Île

système de la seringue pour voies lacrymales mais

d’une contenance moins grande, — deux ou trois centimètres cubes suffisent amplement. Enfin, on peut utiliser la petite seringue tenue à la main. L’action en est assez brutale, il est vrai, maïs les élévations de pression sont diminuées par le calibre très fin des aiguilles. |

Pour notre part, nous avons réalisé la pression continue en nous servant de liens élastiques tendus d’une facon égale entre l’anneau de la seringue et ses ailerons. Ces liens n’ont pas besoin d’être épais, ils doi-

vent être naturellement plus ou moins courts suivant

la force de descente à imprimer au piston. Il est seu-

lement très important qu’ils soient d’égale longueur et de force, afin d'éviter tout coincement.

Les aiguilles étaient des aiguilles de verre soigneusement étirées à la lampe. Il est très difficile en effet de réaliser avec du métal un conduit de diamètre capil-

laire.

Enfin, comme matériel anatomique nous avons eu recours à des cadavres d'enfants de un jour à deux mois, aussi frais que possible, mais il est bon de rappeler que la loi, générale en France, s'oppose à toute autopsie sans distinction avant vingt-quatre heures après la mort. Nos injections ont porté sur dix cadavres. Nous nous sommes abstenu de cadavres d'adultes, l’expérience des injections des lymphatiques ayant démontré que sur ceux-ci les résultats étaient bien moins bons.

Cependant, désirant nous rendre compte également de ce qu’on obtient sur les animaux, nous avons repeté nos tentatives sur sept lapins et sur deux chiens, sacrifiés quelques minutes auparavant. Les organes injectés étaient immédiatement ensuite plongés dans une solution fixatrice de formol à 20 0/0 puis inclus dans de la

celloïdine, et débités en coupes.

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