‹ Contribution à l'étude de la Circulation Artérielle et Lymphatique du Nerf Optique et du ChiasmaChapitre 31 sur 40 · L' #2 ARR · texte numérisé non relu

L' #2 ARR

PE

Expérience N°3.

Lapin de 2 kgr. 500. Injection par les mêmes procédés d’une goutte de culture fraiche. L'animal est sacrifié sept heures après. L'examen histologique montre une quantité très forie de sireptocoques dans l’espace intervaginal. En amont de la piqüre, également quelques micro-organismes, mais seulement très près du

lieu d’inoculation.

Ces irois expériences sont sujettes à deux graves cri-

tiques. C’est ainsi qu’en ce qui concerne les injections

de microbes, la pénétration dans le nerf directement,

doit fatalement laisser derrière elle, en faisant pénétrer ou ressortir l'aiguille, un ensemencement de l’espace intervaginal qu’il faut traverser. D’où présence en abondance des streptocoques en cette région, et: probableméènt ainsi leur diffusion plus rapide. Enfin, en admettant que sur le lapin on arrive à démonter ces micro-organismes dans certaines parties du nerf à l'exclusion d’autres, on ne pourrait surtout pas en tirer les conclusions en ce qui concerne l’homme. La méthode est donc manvaise pour le nerf optique.

Le second procédé consiste à injecter dans les nerfs une substance pulvérulente à grains fins et strictement aseptique, puis de sacrifier l’animal quelques heures après, de fixer les organes, d’en pratiquer des coupes histologiques,et de voir jusqu'où sontparvenus les grains colorés. Parmi les auteurs qui ont eu surtout recours à cette méthode pour les nerfs périphériques il faut citer

Guillain quis’en servitsur des sciatiques de chiens et de

lapins. Ce mème auteur applique encore le même procédé à la moelle dans le but de faire des recherches pathogéniques concernant la syringomyélie. Pour cela, il prit de préférence des chiens, et après leur avoir ouvert partiellementle canal rachidieninjectait quelques gouttes d'encre de Chine dans les cordons postérieurs.

Sacrifiant l'animal ensuite dans un temps variable, il constatait que les corpuscules noirs se trouvaient de 5 à 6 centimètres plus haut, au-dessus de l’endroit où on lesavait déposés. « Au-dessous, dit-il, on netrouve pas de granulations. Celles-ci ont tendance à se diriger vers le canal de l’épendyme et on en voit du reste dans l’intérieur de ce canal. Quelques-unes le contournant se trouvent aussi dans la gaine périvasculaire de l'artère du sillon antérieur. Dans aucun cas on ne voitles grains dans les cordons antéro-latéraux (1). » |

La grande ressemblance du nerf optique et de la moelle nous donna l’idée d'effectuer les mêmes expériences sur le tronc optique. Ici en effet, il n’y avait plus rien à craindre concernant l’ensemencement des espaces de gaines. De plus, les voies optiques du chien se rapprochant beaucoup d’après les auteurs de celles de l’homme, les résultats devaient présenter quelque intérêt.

D’autres expérimentateurs, Gifford, Priestley-Smith, s’étaient cependant servis d’injections d’encre de Chine pour rechercher du côté du vitré les voies d'écoulement

de l’humeur aqueuse, et ils avaient pu, mais sur Le

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