‹ Contribution à l'étude de la Circulation Artérielle et Lymphatique du Nerf Optique et du ChiasmaChapitre 4 sur 40 · SALE · texte numérisé non relu

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tomoses avec les artères de la face. Quoi qu’on fasse cependant, il est impossible d'éviter le retour de l’injection par le système rachidien. Il se perd ainsi une grande quantité de liquide. Souvent en effet nous avons pu par cette voie si détournée remplir non seulement les artères mais les capillaires cutanés des membres inférieurs et supérieurs. Le volume de la masse àinjec- ‘ter est donc assez considérable ; il varie pour chaque individu, mais sur des petits cadavres de cette sorte il faut toujours près de 150 centimètres cubes. Le point important est de continuer l'opération jusqu’au retour du liquide par les jugulaires. Ce fait ne prouve en rien du reste que le système capillaire du nerf optique soit injecté, car le plus grand hasard préside à la réplétion de ce réseau. Il est cependant curieux de constater que malgré les volumineuses anastomoses existant entre les deux carotides internes, surtout dans la région des artères optiques, c’est incontestablement seulement sur le nerf du côté injecté qu'on a quelques chances de réussir. Ce fait semble donc justifier la ligature de la carotide interne dans les cas d’une blessure de l’ophtalmique ou d’hémorragies profuses du vitré.

Aussitôt après l'injection, la calotte cranienne était fendue et, la tète détachée, était portée dans un cristallisoir contenant une solution forte de formol à 20 0/0 où elle restait près d’une semaine. Au bout dece temps lamatière cérébrale étant suffisamment résistante pour subir l’examen, les pièces étaient étudiées et consécutivement incluses dans la celloïdine, prêtes à être débi-

tées en coupes.

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