Mayer. Morphologisches Jabrhuch, 1887, p
! ee 27 mi tère centrale de la rétine longtemps au nerf optique ainsi que nous le verrons plus loin, n’est autre chose, à notre avis, qu’une de ces nombreuses gaines vasculaires comme l'anatomie descriptive en atant décrit et dont le type est la gaine des vaisseaux fémoraux. Quoi qu’il en soit, l’artère ophtalmique sortie du
crâne et située d’abord au-dessous du nerf, lui devient externe et finalement le surcroise se dirigeant vers la
paroi interne de l’orbite. C’est dans ce trajet qu’elle va donner les principales branches qui nous intéressent particulièrement.
On admet classiquement que la première branche qu'elle émet est l’artère centrale de la rétine, laquelle intimement fixée à la gaine durale descendra quelque temps avant de plonger dans le tissu interstitiel du tronc optique. Nous lui consacrerons un paragraphe spécial. Puis, immédiatement après, viennent le tronc des ciliaires postérieures internes, la lacrymale et des artères musculaires.
Au cours de nos injections nous avons cependant pu nettement constater que l'artère centrale n'est pas la première émise. Elle est précédée par une artériole spécialement destinée à la dure-mère optique, et dont les dimensions, parfois assez considérables chez l’adulte sont le plus souvent si minimes que les auteurs la passent sous silence. Elle descend sur le flanc externe de l’optiqueet semble assez constante. Ses origines le sont un peu moins, car, tantôt elle naït d'une racine commune avec la centrale de la rétine, tantôt avec les ci-
liaires, tantôt avec des branches destinées aux muscles
supérieurs, mais toujours ce tronc est alors le premier en date.
, Cette artériole n’est cependant pas la seule à irriguer la gaine externe du nerf optique (1). Le plus souvent on en voit une autre se détacher de l’ophtalmique au moment de son passage au-dessus du nerf. Celle-ci a un trajet récurrent, longe le bord supéro-interne et va se terminer autour du trou optique. Une troisième et une quatrième peuvent encore provenir de musculaires. Elles descendent vers l’œil mais ne l’atteignent pas. La plus grande variété peut exister touchant l'origine et l'existence de ces artérioles. Il est à remarquer que dans nos meilleures injections nous ne les avons jamais vues chez l'enfant. Sur deux erânes adultes nous avons pu en constater la présence quatre fois mais sauf pour la première, chacune avait une origine et même une situation différente. D'autre part, si on consulte la statistique des vingt dissections de Mayer sur des adultes on trouve treize fois, deux ou plusieurs artères durales, quatre fois ce rameau était simple, trois fois il n’était pas mentionné. Enfin sur les treize cas cités, six fois ces artérioles étaient au nombre de quatre.
La dure-mère qui engaine le nerf optique orbitaire, possède donc sonirrigation spéciale +t cela est dans la logique des choses. Remarquons seulement que si ses petits vaisseaux sont surtout superficiels, inconstants ou
sujets à de multiples variations, c’est que la dure-mère :
1. Hyrtl se borne à distinguer pour le nerf optique deux artères, une « vaginale » pour la dure-mére ; une « interstitielle »
pour la pie-mère.
‘ du nerf optique pas plus que celle que du cerveau ou de la moelle n’est une gaine vasculaire.
Si nous la fendons longitudinalement en écartant ses bords de chaque côté l’aspect change : alors apparait la pie-mère et son riche réseau. Il existe même un contraste frappant dans l'examen des pièces injectées quand on compare la teinte anémique et blanche de la gaine durale avec le réseau si riche du feuillet en contact intime avec le tissu nerveux ! Sur celui-ci apparaît, en effet, tout un système artériel à mailles polygonales s'étendant depuis le trou optique jusqu’à l’insertion bulbaire. C’est la répétition de ce qui existe pour la portion intra-cranienne du nerf et pour le chiasma. Ce réseau est alimenté par cinq ou six petits troncs qu'on voit fort bien contourner la face latérale du nerfet cela de préférence dans sa portion moyenne et externe, à une distance de 3 à 4 millimètres l’une de l’autre. Elles serpentent sur la face supérieure, se divisent et se subdivisent, constituant les grosses mailles du système, et débordent sur la face interne. Pour arriver en contact avec la pie-mère, ces vaisseaux sont cependant dans l'obligation de traverser la gaine durale. Or, si leur existence est constante, leur origine est essentiellement variable. Elles proviennent en partie de l’artère centrale (pour une au moins) avant sa pénétration dans le tronc nerveux. Les autres sont fournies par les ciliaires postérieures. Sur nos dix injections dont huit sur les enfants, elles naïissaient surtout des ciliaires externes. Tandis que ces artères multiples et sinueuses couraient
le long du nerf accolé à lui par un tissu cellulo-fibreux \