‹ Contribution À L'Étude De La Cirrhose De Cruveilhier-Baumgarten Dans Ses Rapports Avec Les Anomalies De La Veine OmbilicaleChapitre 13 sur 22 · Véssre · texte numérisé non relu

Véssre

Fig. 4. — La veine de Burow, chez le fœtus.

(Schéma fait par His, d’après la description de Burow).

Fig. 5. — Schéma des veines dans la maladie de Cruveilhier-Baumgarten (d’après EPPINGER).

V. P., veine porte; V. O., veine ombilicale; V. S., veines para-ombilicales de Sappey: V, B., veine de Burow; V. O.,p. obl., veine ombilicale (portion oblitérée); V. E., veines épigastriques; O., ombilic.

Dans la cirrhose de Cruveilhier-Baumgarlen, il y a persistance lotale de la veine ombilicale. s

C'est de la persistance de ce canal et de sa largeur originelle que dépend l'importance de la circulation collatérale par l’'ombilic en cas de cirrhose : si bien qu'on peul dire que les dilatations veineuses abdominales avec prédominance péri-ombtlicale, formant la tête de Méduse, décrite par Séverin, semblent liées à la préexistence d'un large canal ombilical.

d) Wertheimer (11) reprenant les recherches de Baumgarten, a constaté lui aussi, comme une disposition à peu près constante, l'existence d’un canal central dans le cordon fibreux de la veine ombilicale; mais, contrairement à Baumgarten, il décrit UNE VEINE CENTRO-OMBILICALE DE formation nouvelle, QUI SE SERAIT DÉVELOPPÉE APRÈS LA NAISSANCE, AU CENTRE MÊME DE LA VEINE OBLITÉRÉE.

e) Enfin signalons le résultat des recherches faites par #Mériel (11) sur

60 parois abdominales disséquées douze heures après la mort. Il a constaté l'existence constante :

1° De deux veines para-ombilicales allant aboutir dans le sinus de la veine porte, à côté du ligament de la veine ombilicale qu'elles flanquent latéralement (grande veine para-ombilicale décrite dans Poirier; veines portes accessoires de Sappey).

2° Une veine centrale intra-ligamentaire, la veine centro-ombilicale de Wertheimer.

3° Pour Mériel, cette veine centro-ombilicale donne deux petites branches droite et gauche, qui viennent s’anastomoser à plein canal avec chacune des deux veines para-ombilicales.

1° Dans un cas de cirrhose, Mériel a pu faire l’autopsie quelques heures après la mort-et a constaté l'existence de ces veines afférentes ci-dessus décrites.

5° Constalation d’un plezus veineux sur les côtés de l'ombilic, anastomosant la terminaison des veines para-ombilicales et des veines épigastriques avec le bouquet terminal «des veines vésico-ombilicales. Anastomose importante non décrite par les autres auteurs.

Mériel conclut devant la constatation de la turgescence vasculaire post-morlem, au rôle extrêmement important au cours des cirrhoses de cette voie circulatoire complémentaire.

Ces différentes veines sont valvulées et leurs valvules regardent le foie (Sappey-Braune-Hochlelter).

La circulation s'y fait donc physiologiquement de la périphérie au foie. Mais

Peu 7 D

dans l’obstruction veineuse du foie, dont la cirrhose est le Lype; il se produit — un reflux qui force les valvules; le sang circule en sens inverse du foie à la paroi abaominale et là, rencontre les veines épigastriques qui l'amènent en sens régulier de l'ombilic à la veine iliaque externe.

D° (CONCLUSIONS EMBRYOLOGIQUES ET DÉDUCTIONS ANATOMO- PATHOLOGIQUES. | À

Nous voyons done que les veines ombilicales vitellines prennent gaissance dans le réseau capillaire de Faire vasculaire. Les veines vilellines cheminent dans la splanchnopleure, tandis que la veine ombilicale ayant la même origine, est placée dans la somatopleure.

Puis le foie se développant dans l'épaisseur du septum lransversum, s'interposant entre les deux groupes de veines, les veines vitellines passent au-dessous du foie avec le tube digestif. Formation du canal d'Arantius.

Les veines ombilicales émettant des branches anastomoliques intra-hépatiques et une branche communiquant directement avec la veine vitelline, près du canal d'Arantius, nous constatons l’atrophie des segments proximaux des veines ombilicales et l'atrophie segmentaire de l’annéau veineux formé par les veines vitellines et qui, ultérieurement formera le tronc de la veine porte. Les segments d'abouchement des deux veines ombilicales dans le sinus avec ceux des veines vitellines, formeront l'origine des branches sus-hépaliques.

La ligature du cordon ombilical à la naissante provoque la formation d'un caillot et l'oblilération des veines vitellines et veines ombilicales; atrophie du canal d’Arantius.

Parmi les anomalies des affluents de la veine ombilicale, relenons principalement la veine para-ombilicale de Sappey, la veine de Burow, inconstante; les différents cas de perméabilité de la veine ombilicale décrits par Baumgarten, les diverses anastomoses décrites par Mériel. Enfin, comme explication de cette perméabilité, constituant le principal caractère anatomique et clinique de la cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten nous considérerons avec Wertheimer qu'il s'agit d'une lumière, d’une veine créée dans le cordon fibreux de formation nouvelle.

Les différentes dilatalions veineuses abdominales qu'on voit au cours des cirrhoses ont été classées de la facon suivante par Gilbert et Villaret (12). Dans le cas de compression exclusive de la veine cave inférieure (par exemple, périjonite tuberculeuse) la circulation collatérale débute au niveau des veines honteuses externes et légumenteuses abdominales et demeurent exclusivement sous-ouibilicales.

Dans les affections hépatiques, il existe deux variétés de circulations collalérales : s'il y a compression de la veine cave par le foie hypertrophié, la cireulation collatérale est sus- et sous-ombilicale. S'il y a hypertension portale, la circulation collatérale débute au niveau de l’ombilic; elle sera plus tard susombilicale avec souvent prédominance à droite.

On conçoit dès lors toute l'importance que prennent ces veines ‘anastomoliques dans les cas où, par suite d'une lésion cirrhotique

Log

du foie, le sang de la veine porte ne s'écoule pas librement à

{ravers cet organe.

« Gédant alors à une exagération de la pression intravasculaire [Testut (14), c'est également l'opinion de Cruveilhier|, elles se dilatent progressivement et de minuscules qu'elles étaient, acquièrent parfois un volume très considérable. L'une de ces veines surtout participe à cette augmentation de calibre; c'est celle qui naissant de la paroi abdominale dans le voisinage de l'ombilic, s'engage’ dans le ligament suspenseur et vient déboucher dans la branche terminale gauche’ de la veine porte. Elle prend parfois des proportions véritablement insolites; et comme elle longe le bord inférieur du ligament suspenseur, elle peut en imposer pour des cas de persistance de la veine ombilicale qni suit absolument le même trajet (Testut).

Nous avons vu tout à l'heure que la perméabilité complète de

la veine ombilicale est un fait rare, mais qui existe d'une façon absolument incontestable, et qu'il est bien démontré que cette veine ne s'oblitère jamais complètement, que dans son bout ombilical, alors que son extrémité hépatique conserve presque constamment une perméabilité plus ou moins étendue.

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