AN R. G
Quelques cellules, bacille Nombreuses cellules, quelcoli et présence de ba- ques hématies, pas de cilles de Koch. pus, pas de microbes.
L’amaigrissement et les signes fonctionnels font prévoir une tuberculose rénale que les examens de
laboratoire ont confirmé.
OBSERVATION n° 8
(Service de M. le Prof. Legueu; D' Gaume).
Mme G. Lenf..., 24 ans.
Cette malade est vue pour la première fois au mois d'octobre 1927. Elle a accouché il y a un an et se plaint d’une infection à colibacilles des voies urinaires ayant débuté au deuxième mois de la grossesse, soit environ 18 mois avant. A cette époque, elle a eu une crise de cystite légère accompagnée de douleurs lombaires gauches. Elle a conservé des urines troubles depuis et a de temps en temps de petites crises de douleurs vésicales avec mictions fréquentes, durant rarement plus de 24 heures (quatre depuis un an).
Chacune de ces crises, y compris la première, est accompagnée de troubles intestinaux : météorisme, diarrhée. Ces troubles se sont accentués depuis un mois et demi, elle a actuellement trois selles par jour.
L'examen montre des urines légèrement troubles, les reins ne sont pas sentis et ne sont pas douloureux à la palpation; l’utérus, les annexes sont normaux.
L'examen histo-bactériologique des urines totales mon-
fur ANR An (ie Rae Partner TS HE à dar NPC Eh AU TE Nour ( { ‘ ‘1 L p g n LE ne
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ÿ tre la présence de nombreuses cellules, de nombreux po- À lynucléaires et de nombreux colibacilles.
ni Une cystoscopie faite à cette époque montre une Cys- ‘à tite localisée autour de l’orifice urétéral gauche; un orifice urétéral droit normal.
M Le cathétérisme urétéral est fait : à droite, il donne 4e un échantillon clair, ne contenant ni pus, ni microbes; A à gauche, la sonde ne monte pas et les urines sont rek! cueillies par la sonde vésicale. La concentration d’urée au litre est de 4 gr. 03 dans l’échantillon du R. D. avec en une demi-heure, 83 cm* d’urine et 0,33 de débit
PA uréique. Dans l’échantillon vésical CI — 5 gr. 16 avec FE 112 cm* d’urine et un débit de 0 gr. 57.
is; | En présence de ce résultat, le diagnostic porté est celui ‘ | de pyélonéphrite à colibacilles. La malade est mise à un Lo, traitement désinfectant banal, en l’espèce l'huile de Har-
lem, ainsi qu’à un traitement désinfectant intestinal. Cette malade est alors suivie pendant plus d’un an, à ii sans que ses urines s’éclaircissent. Le traitement est We. changé à plusieurs reprises, en particulier il lui est fait (g de la vaccinothérapie par voie buccale et un traitement local vésical.
4 Devant la persistance de l'infection, nous sommes amenés à rechercher la cause d’entretien. Les signes de cys-
1 tite étant vraiment au minimum, nous pensons d’abord à la possibilité d’un calcul du rein gauche. Une radio- Wu graphie est négative. )
Nous faisons alors pratiquer une série d'examens histobactériologiques des urines totales, dans le but d’y déceler la présence du bacille de Koch, et enfin le 26 novem- 10 bre 1928, nous obtenons un résultat positif, et l'examen montre ce jour-là la présence de quelques rares bacilles de Koch.
La malade entre à l'hôpital, il lui est fait un nouvel examen fonctionnel le 12 décembre 1928. La capacité vésicale est normale; la cystoscopie montre des lésions de cystite localisée autour de l’orifice gauche; mais cette
fois le thétérisme est fait des deux côtés et donne les PLU résultats suivants : vf
Examen histo-bactériologique.
Rein droit Rein gauche à ; Urine claire, pas de pus, rares polynucl., Ù FA pas de microbes pas de microbes LS : e — FE au heure. 44 cm° 56: cm5. it É (ER ACER TRS MERS RUES DÉSnS) RO DT gr 56 Lis Urécit/à heures. 51.2: 0 gr. 43 1-0 gr. 42 18
Donc, cette fois-ci, légère déficience fonctionnelle du côté gauche : l’azotémie est de 0 gr. 40, la constante d'Ambard de 0,079. |
Le diagnostic est établi et la malade opérée le 28 décembre 1928 : Néphrectomie gauche : : rein extérieurement assez altéré, avec uretère très épaissi, artère polaire supérieure anormale : drain, paroi en deux plans.
Suites opératoires : normales.
Dans les jours qui suivent, les urines s’éclaircissent rapidement et la malade revue un an après émet, depuis son opération, des urines parfaitement claires.
Cette malade avait fait une pyélonéphrite de la grossesse, mais la persistance du pus et du colibacille ont fait instituer un traitement vaccino-thérapique et local, qui dans la suite permis la mise en évidence du bacille de Koch.
OBSERVATION n° 9
(Service de M. le Prof. Legueu; D' Gaume). QE
Mile Germaine A...
Cette malade est vue au mois de juin 1930. Elle vient