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son côté, que le cobaye est infecté par le germe après une infection typhique.
Le rôle des lésions minimes a encore été bien mis en évidence par Rirr et Léo, qui rendent responsables de beaucoup de colibacilloses les parasitoses intestinales :. les oxyures sont très souvent invoqués, mais aussi les amibes dysentériques, les lamblias, les trichocéphales et les trichomonas qui, par les dégâts qu’ils occasionnent, les innombrables petites plaies de la muqueuse, créent, l’anormale hyperperméabilité de la barrière intestinale. Tandis que pour Jean-Charles Roux cette pénétration se ferait surtout au niveau du cæcum, ANTOINE rapporte des cas où la colhbacillose survient dans les affections du côlon gauche.
Locknarr-Mummery met en cause les diverticules du sigmoïde. Plus rares paraissent être les colibacilloses consécutives à des lésions du rectum, bien que l’on puisse envisager comme causes possibles les fissures et surtout les fistules de l’anus. Wiener cause des cystites chez le lapin, .par ile grattage de la muqueuse rectale et Kennere Wazxer obtient des colibacilluries par irritation du rectum au moyen d’injections de solutions .concentrées d’uréthane.
Aux altérations d’ordre inflammatoire de l’intestin, on peut encore ajouter quelques circonstances expérimentales dans lesquelles le colibacille franchit la barrière muqueuse. Vaucer et Wo- RINGER pensent que c’est la débilité qui est à la base
des infections colibacillaires du nourrisson. Garnrer et Simon montrent que le refroidissement ou l’inection d’acide sulfurique étendu donne la même perméabilité intestinale. La vieille théorie de l’intoxication intestinale rallie elle aussi des suffrages. Ce serait l’action des toxines et parmi elles l’endotoxine et, l’exotoxine du colibacille isolées par H. Vincenr qui léseraient la muqueuse en même temps qu’elles agiraient sur le système nerveux pour la rendre hyperméable. DuranD et BinerT invoquent la stercorémie.- Cniray êt Baumann, en se basant sur les travaux américains et ceux de Gotrron, mettent au prenuer plan l’intoxication intestinale et la eolite acide.
Telles sont les multiples théories invoquées pour expliquer la sortie du colhbacille hors de l'intestin. Il faut en retenir que la plupart des auteurs s’accordent à admettre l’origine intestinale du coli et que toutes les causes de cette sortie sont intéressantes à connaître pour la pathogémie de la colibacillose.
20 L'étape lymphatique
L’étape lymphatique, comme voie de passage entre l'intestin et le sang n’est pas universellement admise. Certains auteurs, en effet, admettent le passage : direct des -colibacilles par les capillaires des villosités intestinales. Mais on peut faire de