‹ Contribution À L'Étude De La Conduite À Tenir Dans Les Présentations Du FrontChapitre 20 sur 24 · APTE EM PEUR · texte numérisé non relu

APTE EM PEUR

Er Ag nous trouvons un travail très long : il a duré plus de trente-six heures.

- Nous regrettons de ne pas connaître les diamètres du bassin, pour savoir comment la tête du fœtus a évolué dans sonintérieur. Les diamètres de celle-ci, mesurés sur le moulage, que Mie Bazin a bien voulu faire mettre à notre disposition, sont les suivants :

ei Dial SN RU S 1/2 Bi-temporal..... NE 9.1/2 Oecpiosfrontalr tan ie To ; Occipito-mentonnier .. ....., 12,5

Nous aurions essayé, connaissant les diamètres du bassin, de nous expliquer la déformation vraiment caractéristique présentée par cette tête, bien que le moulage ait êté fait trois jours après l'accouchement. Cette déformation devait être encore plus accentuée par la hosse séro-sanguine considérable qui occupait le front, la racine du nez, les paupières et la lèvre supérieure. Le nez était aplati à gauche : ce fait nous montre que la rotation a été pénible et a même été incomplète, puisque la tête s'est dégagée sous la symphyse gauche.

La déformation de la tête nous montre bien aussi la difficulté de l'accouchement ; car, comme le fait remarquer HeinricIuS (1), «ce changement dans la forme de la tête apparaît surtout dans les cas où la discordance entre elle et le bassin est la plus grande. Pour les fœtus de grandeur moyenne et les bassins normaux ou peu rétrécis, c’est la seule possibilité d'un accouchement par le front. Pour les têtes très volumineuses et les bassins très rétrécis, la nature seule est impuissante. Les accouchements par le front ont beaucoup d’analogies avec les accouchements dans les cas de bassin rétrêci; dans les deux cas, la nature s'efforce de faciliter l'accouchement par l'accom-

modation de la tête du fœtus. Plus ia discordance entre la tête

(4) Heinricius, loc, cit., page 421. :

— @— et le bassin est grande, plus le pronostic est défavorable pour la mère et pour l'enfant ». l

Cette observation est intéressante à d'autres points de vue. Nous rencontrons, dans ce cas, un mode de dégagement tout à fait particulier: on ne peut pas ici incriminer le forceps de l'avoir produit, il a eu lieu spontanèment. Le dégagement a eu: lieu de la façon suivante, lisons-nous dans l'observation : haut du nez, front, bregma et occiput apparaissent un. peu à droite de la commissure postérieure de la vulve, la tête se fléchit et on voit successivement : le nez, la bouche et le menton se dégager sous la branche ischio-pubienne gauche.

Ce mouvement est semblable à celui qui s'est produit dans notre quatrième observation. La racine du nez (vor fig. 5) a êtè le point autour nn la tête à accompli sa rotation dans l'exeavation. ë

Ce mode de dégagement a êtè décrit, la première fois, par Bsson {1}, et observè par un certain nombre d'auteurs, entre autres Hezzy (2), Sraprezpt (3), Hacker (4), et Man- GtAGALLI (5). Celui-ci, en parlant des cas observès par des auteurs italiens, dit que l'occiput se met au devant de la commissure postérieure de la vulve, et quand la tête apparaît au dehors, on voit sortir suecessivement le nez, la bouche, le manton. C'est Ià textuellement ce que nous rapporte l'observation de La Maiernité de Toulouse. Pour Heïnricius, ce mode de dégagement est dù à ce que l'extension de la tête a êté moindre, Nous n'avons pas essayé, au cours de nos expériences, de nous rendre compte de la justesse de cette opinion:

(4) Busch, Neue Boitse k. f. Gsburiskunde. Bd. V, 1837, in: Heinricius..

(2) Helly, loc. cit.

(8) Stadfeldt, Bibliothek für Leger, 1869, in Heinricius.

(4) Hecker, Bayr. aerzt Intel: Blatt, 1882; in Hbinricius.

(5) Mangiagalli, loc. cit.

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En résumé, cette observation nous montre qu'un accouchement en front peut se terminer spontanément el peut avoir même un dégagement quon observe assez rarement dans ce mode de présentation. Nous voyons de plus que le pronostic estassombri en effet, bien que l'enfant venu au monde en état de mort apparente ait été ranimé avec peine, il a succombé quand même au bout de trois jours. Une tête fœtale, pour si malléable qu’elle soit, supporte difficilement de pareilles déformal{ions et un travail aussi long. C'est ce qui est arrivé dans le premier cas de M. Grynfelit, bien qu'il ail recouru dans tous à l'application du forceps pour hâtér le travail. Nous avons essayé de savoir quelle était la meilleure manière d'appliquer cet instrument, ce sera l’objet de notre dernier chapitre.

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