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CHAPITRE PREMIER

PASSIVATION ANODIQUE

A) Dans les acides. — Lorsqu'on étudie la variation du potentiel d’une tige de fer prise comme anode et immergée dans un acide, en fonction de la densité de courant, on constate que le potentiel, d’abord négatif par rapport à l’électrode normale à hydrogène, devient positif pour une certaine valeur

critique de — Corrélativement, l’attaque du métal cesse : le fer est devenu « passii ».

Cette passivation se produit pour une densité de courant d'autant plus forte que la concentration de l'acide est plus faible.

Dans l'acide sulfurique à 100, 80, 60 %, il suffit d'une faible densité de courant.

Dans une solution à 40 %, il faut 160 milliamp./cm°.

Dans une solution à 10 %, il faut 420 milliamp./cm?.

Dans une solution à 5 %, il faut 850 milliamp./cm°.

Dans l'acide nitrique à 100 %, le fer se passive sans courant. Il y a passivation anodique du fer dans une solution à 90 % de NOH, et la passivalion subsiste indéfiniment si on coupe le courant sans sortir le métal. Dans acide à 60 %, la passivité disparaît dès que l’on coupe le courant.

La passivation se fait aussi dans les solutions jusqu'à 1 %. Dans une solution à 20 %, il faut 1.800 milliamp. par cm?.

Dans l'acide orthophosphorique, il suffit d’une densité de courant de 50 milliampères par cm? pour passiver le fer.

B) La passivation anodique peut aussi être produite dans des solutions diverses : sulfate ferreux, sulfate de soude, à partir d’une densité de courant Criique (3);

(1) Logry DE BruyN. — Rec. T. C. Pays-Bas, 40, (1921), 49.

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