‹ Contribution à l'Étude de la Coxa Vara TraumatiqueChapitre 11 sur 28 · HOUR · texte numérisé non relu

HOUR

Les mouvements provoqués réveillent parfois une certaine douleur, mais peu vive. On les a vus accompagnés d’un frottement moelleux, indice d’une arthrite secondaire coxo-fémorale.

Sous le chloroforme. leur amplitude n’augmente guère : nous savons qu'ils sont limités par des obstacles osseux. Pas de mobilité anormale, ni de crépitalion : la fracture est consolidée.

Les mouvements actifs s'exécutent sans douleur ; l’atrophie musculaire si fréquemment rencontrée dans la coxa vara traumatique explique leur faiblesse.

Pendant la marche, le malade boite plus ou moins bas : cette claudication est sous la dépendance du degré de raccourcissement et d’adduction du membre atteint. Cette démarche rappelle, dans les cas accentués, celle de la luxation congénitale de la hanche unilatérale, à cela près que « le plongeon au lieu de se produire du côté malade se produit du côté sain » (Coville). Ceci est dû à ce que les patients immobilisant leur articulation coxo-fémorale « à chaque pas le bassin est projeté en avant du côté lésé, ce qui force le malade à se hancher du côté sain. Au pas suivant, la jambe saine décrit un arc de cercle pour faire le tour de la jambe atteinte maintenue en adduction » {Coville).

La boiterie est ordinairement si prononcée, même avec un raccourcissement relativement minime, que presque tous les patients ont recours, pour la rendre moins forte, à l’aide d’un bâton.

La station à cloche-pied sur le membre lésé est à peu près impossible et ordinairement douloureuse. A joutons,

suivant la description de Royal Whitman, que dans un certain cas, la position assise était rapidement douloureuse. La souffrance s’expliquait par la saillie marquée du trochanter qui distendait la région fessière, lorsque la

‘cuisse était fléchie.

Page 1