MUIR CE
auparavant il avait fait une chute d’une hauteur de 15 pieds. Il accusait de la douleur et une certaine impotence. Le trochanter droit était situé à un pouce au-dessus de la ligne de Nélaton- Roser. On pouvait facilement constater que les tissus péri-articulaires étaient tuméfiés et que les essais de mobilisation étaient entravés par la contracture musculaire. La jambe était en complète extension et en rotation externe. pas de douleurs. Le diagnostic porté était celui de fracture du col du fémur au niveau de sa jonction avec la diaphyse. La crépitation osseuse était très nette.
On plaça tout d’abord un appareil à extension, qui, à cause de l’indocilité du malade fut remplacé par un appareil plâtré. L'enfant allait très bien quand l’appareil fut enlevé, mais à peine fût-il sorti de l'hôpital que les douleurs et la claudication réapparurent. On plaça alors un appareil de soutien qui apporta un grand soulagement. Deux mois plus tard cet appareil fut supprimé.
Depuis cette époque l'enfant a grandi. Il a été examiné le 18 février 1897, quatre ans après le traitement. Il existe toujours un raccourcissement de deux pouces, que l’adduction permanentle de la jambe porte à deux pouces et demi. De plus, la station debout prolongée ou des exercices violents entraînent à leur suite une gêne dans l’articulation coxo-fémorale et dans toute la jambe, Les symptômes rappellent ceux de la coxa vara.
Os. XII (Braman).
(Communiquée par Rammsrepr).
O. S..., 12 ans, de N..., est hospitalisé le 10 mai 1890.
Rien à signaler dans les antécédents héréditaires, dans les antécédents personnels on note une rougeole et la diphtérie. A l’âge de 3 ans il tomba si malheureusement d’une chaise que sa hanche gauche et sa fesse portèrent sur un pot qui se brisa et dont un éclat le blessa. Un médecin recousut la plaie qui fut bientôt cicatrisée, si bien qu'au bout de 14 jours l'enfant se remit à marcher. Mais à dater de cette époque, il a toujours