‹ Contribution à l'Étude de la Coxa Vara TraumatiqueChapitre 4 sur 28 · SUR · texte numérisé non relu

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la tête est très volumineux et le col presque complètement osseux : alors le col ossifié reste stationnaire ; au contraire, la tête du fémur continue à grossir en se développant en haut et en dedans, d'où la pédiculisation tardive de la tête. En effet, pendant les quatre ou einq premières années de la vie, le col est bref et gros; il ne se rétrécit précisément que par suite du développement progressif de la tête » (Sainton) (27). Vers l’âge de 19 ans seulement, tête et col entrent en coalescence. Cette soudure tardive entraîne la persistance durant l'enfance et l'adolescence, d'un cartilage de conjugaison peu résistant qu'un traumatisme parfois modéré, pourra aisément décoller ou fracturer. Le cartilage épiphysaire est tout entier intraarticulaire.

Chez l'adulte, le tissu osseux ayant complètement remplacé le tissu cartilagineux, on ne rencontrera plus ce facteur étiologique : la disjonction du cartilage épiphysaire. Bien plus, une lame osseuse très résistante, l’éperon de Merkel, qui se continue avec le tissu compact du corps de l'os va encore considérablement augmenter la solidité du col fémoral.

Les deux autres foyers secondaires d’ossification donnent le grand et le petit trochanter. Le premier apparaît à la fin de la troisième année, le second à 13 ans, quelquefois 14 ans (Poirier) (28). Ils s'unissent complètement à la diaphyse entre 18 et 22 ans.

Un des symptômes importants de la coxa vara est la modification des angles formés par la rencontre de la diaphyse et de l’épiphyse supérieure du fémur ». L'angle d'inchnaison du col fémoral, dit Charpentier {29) est l’an-

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gle que forme son axe avec la diaphyse. A l’état normal,il mesure en moyenne 125° à 130°. » Voici d'ailleurs les données des différents anatomistes à ce sujet (Kirmisson) (30) :

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La méthode employée par Lauenstein dans ses mensurations est particulièrement rigoureuse : après une coupe transversale de l'os, 1l en reporte fidèlement les contours sur le papier ; puis, iltrace les axes respectifs du col et du corps et calcuie géométriquement l'angle qui les sépare (Müller) (31).

Charpy a repris ces mesures sur 100 fémurs de tout âge et de tout sexe et est arrivé aux conclusions suivantes : l'angle moyen est de 127° avec des écarts de 115° à 140° ;

L'enfant paraît avoir un angle plus grand de deux degrés que l'adulte ;

Le vieillard a le même angle que l'adulte ;

L'angle est le même dans les deux sexes.

Humphry constate aussi la diminution de l'angle dans le cours du développement à mesure qu'augmente le poids du corps.

« Si l'on considère, dit M. Kirmisson, la direction de la diaphyse fémorale et celle du corps du fémur par rapport au plan vertical, on voit que ces deux axes ne se confondent pas l’un avec l’autre. L’axe du col est légèrement obli-

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que par rapport à l'axe de la diaphyse. Ces deux axes déterminent entre eux ün angle dièdre, ouvert en avant el en dedans, auquel on a donné le nom d'angle de déclinaison et qui peut être évalué à l’état normal, à 12° ».

Bien que les angles diaphyso-épiphysaires ne soient en réalité, que très peu modifiés dans la coxa vara traumatique, il nous est cependant nécessaire d'en connaître la

valeur. Nous ürerons, en effet, des variations de cette dernière des conclusions diagnostiques importantes.

Enfin, mentionnons « l'angle de direction de la ligne épiphysare », décrit par Alsberg (32). Cette ligne forme avec l'axe de la diaphyse fémorale un angle ouvert en bas et en dedans d'environ 40°. Nous verrons que sa valeur

peut devenir négative dans les cas de coxa vara traumatique.

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