‹ Contribution à l'Étude de la Coxa Vara TraumatiqueChapitre 8 sur 28 · PATES · texte numérisé non relu

PATES

vascularisée, déjà infiltrée de sel calcaire et prête à l’ossification. Au-dessous de cette dernière assise, commence le tissu spongieux de la diaphyse.

Or, le décollement proprement dit se fait au sein de la couche chondroïde ; la fracture épiphysaire intéresse la courbe ostéoïde du cartilage de conjugaison , tandis que, dans la fracture préépiphysaire, tête et cartilage de conjugaison restent unis et la solution de continuité siège au point où apparaît le tissu spongieux de la diaphyse. Dans ces trois hypothèses, nous avons toujours affaire à une séparation nette entre la tête et le col du fémur suivant la ligne épiphysaire, c’est-à-dire à un décollement.

Mais il est des cas où le trait de fracture, après avoir suivi dans la majeure partie de son trajet le cartilage de conjugaison, dévie et empiète sur la diaphyse : celle-ci abandonne alors au fragment épiphysaire une portion plus ou moins importante de son tissu osseux. Il y a décollement et fracture véritable. Ce dernier mode de divulsion est réalisé dans un des faits de Sprengel.

Chez les enfants et les adolescents, la fracture véritable du col fémoral, en dehors de la ligne épiphysaire, est très rare (Hoffa, Sprengel).

C'est donc le décollement qui sera la lésion initiale la plus fréquente de la coxa vara traumatique.

Voyons ce qui se passe dès que la solution de continuité aura été produite.

Ou le périoste, la capsule, un pont osseux sont capables de maintenir les fragments exactement adaptés; ou ces moyens de contention sont insuffisants.

Dans la première alternative, la déformation peut

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être à peu près nulle ; dans la deuxième, elle est presque fatale.

Sous l'influence du poids du corps dans la station debout ou la marche (l'impotence fonctionnelle post-traumatique existant quelquefois à peine ou durant peu de temps), le fragment inférieur subira un mouvement ascensionnel. Obéissant, en outre, à l’action des muscles pelvitrochantériens et fessiers la diaphyse effectuera un mouvement de rotation en dehors. Par suite même de cette rotation du membre en dehors les moyen et petit fessiers seront allongés par le fait du déplacement en dehors et en arrière de la portion antérieure du grand trochanter sur laquelle ils s’'insèrent, et la contraction de ces muscles aura tendance à faire remonter le fragment inférieur. Les tentatives de marche faites quelques jours après l'accident

| n'expliquent donc pas à elles seules le déplacement en haut du fragment diaphysaire : l’action musculaire peut suffire.

Voilà réalisées l'ascension, la rotation en dehors du corps fémoral.Qu'un cal unisse alors le fragment cervical au fragment céphalique resté en contact avec le cotyle et la déformation propre à la coxa vara traumatique sera définitivement constituée. Les axes de la tête et du col ne se confondant plus, forment un angle plus ou moins ouvert en bas.

Les notions anatomo-pathologiques que nous possédons sur la coxa vara sont tirées de l'examen des pièces obtenues à la suite d'interventions chirurgicales.

Suivons, dans le fait de Sprengel, la surface de fracture de la diaphyse. Sa partie supérieure est complètement libre : plus bas elle correspond, par l'intermédiaire d’un

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