REDON
die de Duhring-Brocq survenant pendant la gestation et tous les
anciens auteurs n'avaient vu dans cette dermatose que du
« Pemphiqus pruriginosus ».
On peut toujours distinguer la Dermatite DANSISTARE dés
différentes affections Démiphidoiles.
Dans le Pemphigus vrai, 11 y à un exanthème et des bulles, mais 1l y a des caractères différentiels importants. Le prurit est léger, l’état général grave, une forte fièvre, de la perte d’appétit, un épuisement de la malade tel que la mort en est l’abou-
1 tissant habituel. Que ce pemphigus soit aigu ou chronique, la
fièvre et l’état général grave sont trop manifestes pour qu'on
hésite dans le diagnostic. Et ces affections sont très peu prurigineuses, ce qui est le contraire dans les Dermatites polymorphes.
Dans le pemphigqus végétant, 11 v a Fo primitive
… des-bulles sur les muqueuses buccales, nasales. Ensuite les extré-
mités sont affectées particulièrement, les bulles à contenu louche, s’excorient, s’ulcèrent et font par ce fait même souffrir beaucoup le malade qui en est affecté. C’est alors que se pro-
duisent sur ces ulcérations des sortes de végétations saillantes,
papillomateuses, qui ont donné léur nom à ce pemphigus. L’état général est très touché, le malade ne tarde pas à tomber dans une cachexie aboutissant à la mort.
Dans le pemphigus foliacé,' c’est aussi l’évolution particulière de la bulle qui a fait donner un nom particulier à ce pemphigus. La bulle est constamment flasque, ridée, aplatie au lieu d'être d’abord tendue-et bombée comme dans la Dermatite polymorphe. L’épiderme se détache sous forme de lambaux, de lamelles, en quantité prodigieuse et continuelle. La mort est la terminaison habituelle.
Quand on a constaté des plaques érythémateuses surmontées de vésicules très petites on pourrait croire à un eczéma,
mais dans celui-ci il y a un suintement notable, le prurit est
léger, comparé à celui de la Dermatite polymorphe; de plus dans l’eczéma, le derme est intéressé par les lésions, dans la Dermatite polymorphe, l’épiderme seul est atteint et il y a éosinophilie dans le sang et dans le liquide des vésicules, dans cette dernière affection, La prédominance des pustules dans la
- Dermatite polymorphe est si exceptionnelle qu’elle n’a jamais
été observée en France. Si on la rencontrait, il faudrait la distinguer de l’Impétigo herpétiforme d'Hébra qui a été constaté
chez les femmes enceintes et pendant les suites de couches. Dans cet Impétigo herpétiforme, il existe une éruption très peu
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prurigineuse, formée de pustules milieires groupées en amas et s'étendant excentriquement pendant que le centre de cette” surface malade se couvre d’une croûte brune. Les muqueuses sont en général envahies par cette éruption pustuleuse. L'état général est très grave, il y a une fièvre élevée, de la prostra- . tion, de l’albumine dans les urines. Il y a avortement si l’éruption se produit pendant la grossesse et les cas de no sont fréquents.
L? Erythème pol onhe diffère de la Dermatite polymorphe par une non symétrie de l’éruption, les muqueuses sont en général envahies par l’éruption de l’Erythème polymorphe. Il y à albuminurie pendant l’éruption.