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dans des observations des plus intéressantes discutent les symp-
tômes et cherchent les causes de cette Aie et croient à une origine nerveuse.
3° Période. depuis 1884. — Dubring a groupé sous le nom de Dermatites herpétiforme des dermatoses qui jusqu'alors avaient été considérées comme de nature différente. Ce sont surtout les affections bulleuses, les divers pemphigus, non spécifiques, et ayant une longue évolution, ainsi que les herpès circinés, bulleux, chroniques, que Duhring a groupés sous le nom de Dermatite herpétiforme. En 1884, Duhring rattache l’Herpès gestationis à sa Dermatite herpétiforme et indique que « cette dermatite polymorphe représente la variété multiforme de la Dermatite herpetiforme ».
Les idées de Duhring sont acceptées par les Dermatologistes français. M. Brocq qui à fait une étude aussi remarquable que celle de Dubring, sur ce nouveau groupe de dermatoses, considère que la Dermatite herpètiforme constitue une entité bien définie à la condition de ne pas y enfermer certaines affections telles que l’Impetigo herpetiforme d'Hebra qui ne répondent pas à tous les caractères distinetifs du groupe auquel M. Brocq donne le nom de « Dermatite polymorphe pru-
rigineuse chronique à poussées successives ». Il considère que
le terme Dermatite herpétiforme est impropre, car il n'indique
qu’un caractère inconstant du groupement des vésicules, en bouquets, en îlots Sur une plaque rouge. En 1898, dans une
étude des plus importantes, M. Brocq revient sur lés caractères de cette dermatose et insiste sur l’importance, la valeur des quatre caractères cardinaux de la Dermatite polymorphe :
1° L’éruption est poiymorphe. =— L’erythème, les papules, les bulles, les pustules sont les éléments primitifs de l’éruption et se montrent toujours, bien qu’à des époques différentes de l'éruption et en quantité inégale. Comme éléments secondaires : les croûtes et les Aoules persistant quelque temps après l’éruption.
2° Constance des phénomènes douloureux. — Ce n’est pas seulement en un prurit violent que consistent ces phénomènes douloureux, il s’y joint aussi des sensations de chaleur, de picotement, de tension. Pour bien mettre cet ensemble en relief,
M. Brocq a remplacé en 1898, le mot prurigineux par celui de
douloureuse dans le nom Dermatite polymorphe douloureuse chronique à poussées successives.
3° La dermatose évolue par poussées successives. — Il y à des périodes d’accalmie entre les poussées aigües qui se succè-
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. dent chez le même malade. M. Broeg indique nettement que la forme aigüe fait exception : il peut y avoir une seule poussée éruptive suivie de guérison.
4° Conservation d'un bon état général chez ces malades. — Bien qu'il y ait souvent une. éruption généralisée pendant quelques mois. C’est vraiment un des côtés curieux de ce groupe de dermatoses. Il y a de très rares exceptions à cette dernière règle et dans presque fous les cas où l’état général est mauvais on peut en trouver la cause indépendante de la dermatose. ‘à
C'est donc à la Dermatose polymorphe douloureuse chronique, à poussées successives, ainsi comprise que M. Brocq rat-. tache l’Herpès gestationis, mais il lui donne le nom de Dermalite polymorphe, prurigineuse, récidivante de la grossesse, indi-
quant bien ainsi que par son évolution spéciale chez les femmes
enceintes ou venant d’accoucher, elle constitue une variété de la Dermatose de Duhring-Brocq. re Ré MEMU Tous les auteurs n’ont pas admis que l'Herpès gestationis soit assimilé au groupe des Dermatoses polymorphes. En Allemagne, Ittmaun et Ledermann, différencient l’Herpès gestationis > de la Dermatite polymorphe parce qu’ils pensent que l’Herpès gestationis diffère de Celle-ci par ung étiologie spéciale, une marche particulière et des phénomènes éruptifs différents. M. le Professeur Fournier admet la ressemblance parfaite au point de vue éruptif, mais il maintient le groupe Herpès gestationis isolé de celui de la Dermatite polymorphe et ne veut pas faire « une entité morbide de deux maladies si dissemblables ». : | à Are Fi . D’un point de vue absolument opposé, les Dermatologistes lyonnais et le D Melot dans sa thèse (Lyon 1895) demandent la suppression du mot Herpès gestationis et disent que c’est une Dermatite herpétiforme pouvant survenir aussi bien chez les” hommes que chez les femmes. | D De même, le D' Perrin dans sa thèse (Paris 1895) abandonne
l’Herpès gestationis et admet que c’est une « Dermatose de ; Duhring au cours de la grossesse ». 1 y à cependant chez cet
auteur une expression qui montre bien la nécessité de conserver l’Herpès gestationis, non comme titre, mais comme étant une des formes de la Dermatose de Dubring, puisqu'il conclut que l'Herpès gestationis représente une « variété » de la Dermatite herpétiforme. Ms se
Actuellement tous les observateurs considèrent l’Herpès gestationis comme faisant partie du groupe des Dermatites polymorphes. Les recherches faites par MM. Leredde et Perrin,
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continuées par M. Leredde, sur l’éosinophilie sont des plus inté-
ressantes; elles permettraient de caractériser encore plus sûrement les ‘affections qui se rattachent au groupe important de la Dermatite polymorphe Duhring-Brocq.
Pour faciliter les recherches dans les différentes publications, il est nécessaire dans l’état actuel de la question, de connaître les synonymes désignant tous la même affection :
1852 à 1863 Chaussit, Hardy: Pemphigus aigu pruri-
ginOSUS.
1867 Wilson : Herpès cireinatus te 4872: Milton : Herpès gestationis. 4878 Liveing : Hydroa gestationis.
1879 Wydham Cottle : Erythema gestationis.
1884 Duhring : l’a réuni à sa Dermatite herpéti-
forme. :
1888 Brocq: Dermatite polymorphe douloureuse De récidivante de la grossesse.
2 K5 0e ES Unna : Hydroa : mitis, gravis, gravidarum, 1895 P: Bar : Herpès gestationis.
1905 - P' Pinard : Dermatose gravidique auto-toxique. |
: M. le Professeur P. Bar dans son excellent traité « Pratiaue de l’art des Accouchements » a fait une étude remarquable de l’Herpès gestationis et a donné la liste des noms employés par les auteurs actuels pour désigner cette même affection.
Dans les différents auteurs, on retrouve les expressions : Her-
pès gestationis, Dermatite herpétiforme ou maladie de Duhring,
Dermatite polymorphe récidivante de la grossesse et, rarement,
Hydroa gestationis et Érythema gestationis. En France, on n’emploie pas ces deux derniers. Bien que la liste des noms que
Jon a donnés à l’affection qui fait l’objet de cette thèse soit
vraiment longue, il faut l’accepter en pensant que les causes
encore obscures de cette dermatose, son grand polymorphisme,
l’inattendu de son évolution, ont été la cause de son manque de stabilité parmi les différents groupes de dermatoses. Et pour conclure, puisque c’est grâce à Duhring en Amérique, et à
M. Brocq en France, que cette dermatose est bien connue, il est juste que les noms de Dermatose de Duhring ou de Der-
matite polymorphe persistent dans les auteurs actuels français. Ce sont donc ces deux noms et celui d’Herpès gestationis qui
sont employés au cours de cette thèse. (1)
(4) Voir Tableau Synoptique, pages 40-41.