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polymor "phe ; 2° par l'intensité très grande du prurit qui tourmente les malades; 3° la symétrie frappante des lésions; &° l'existence souvent constatée d’altérations des nerfs ou du
système nerveux central.
Les partisans d’une auto- intoxication de l'organisme,
s'appuient surtout sur les études faites sur l'urine des malades
atteintes d’'Herpès gestationis.
4° Pendant l’éruption, on constate que les urines sont en
général, diminuées de volume; bien qu’on ait signalé en même
temps des crises de polyurie survenant irrégulièrement. Les. urines sont foncées, de réaction légèrement acide. Les principaux éléments de l’urine sont diminués comme quantité : en .
moyenne, 9 à 15 gr. d’urée, 6 à 12 gr. d'azote total, 1 gr. 5 de phosphates, 8 à 12 de chlorures. Seul l'acide urique est aug-
menté, 0,9 en moyenne. D’après les recherches de Tenneson, des oee
Pin et Cathelineau.
“I n’y a que très rarement de r ‘albumine. A la fin de l’érup-
tion, au moment de la guérison, il y a des modifications très intéressantes à noter dans les urines des malades atteints de Dermatite polymorphe. Il se produit une polyurie notable, comme dans le cas de M. le Professeur Bar où la malade urine
en moyenne 3 litres par jour. Il y a un relèvement très nota-
ble du taux de l’urée : 17 gr. d’urée par litre au lieu de de gr. par litre, pendant la période éruptive.
2% [La toxicité urinaire a été déterminée par l'injection
d'urine filtrée dans la veine de l’oreille du lapin. Les résultats. des expériences faites par le D' Perrin (Paris 1895) montrent
que pendant l'attaque d'Herpès gestationis, les urines sont hypotoxiques. Elles ne retrouvent leur toxicité normale que pen-
dant la convalescence des malades. Pendant l’éruption, il fallait :
en moyenne 150 cme d'urine par kg. d'animal pour déterminer la mort du lapin; à la fin de l’éruption 50 eme d'urine
en moyenne suffisaient par kg. d'animal pour déterminer la.
mort du lapin. Le D’ Perrin a également constaté la ur du liquide des bulles en l’ injectant à des souris.
3° On a signalé des cas où l’ingestion de certains not
à pu provoquer une éruption polymorphe. Certains médicaments sont aussi dans ce cas. MM. Danlos et Leredde ont publié en 1898 une observation de Dermatite polymorphe AIEUE, Fete par l’iodure de potassium.
C’est en s’appuyant sur ces trois groupes de faits que la plupart des auteurs pensent que des toxines non complètement
éliminées par l’urine produiraient une auto-intoxication de