‹ Contribution à l'étude de la désarticulation intertibio-calcanéenne de ricardChapitre 4 sur 12 · INDICATIONS ET AVANTAGES DE LA DESARTICULATION DE RICARD · texte numérisé non relu

INDICATIONS ET AVANTAGES DE LA DESARTICULATION DE RICARD

L'étude de ces douze observations nous montre que le Ricard exécuté : ,

4 fois après un Chopart ;

1 fois après une amputation interscapho-cunéenne :

1 fois après un Lisfranc;

3 fois pour écrasement de l’avant-pied ;

2 fois pour arthrite médio-tarsienne ou pour gangrène de l’avant-pied ;

1 fois pour tuberculose de l’articulation scapho-cunéenne.

D'autre part, dans les bulletins de la Société de Chirurgie, nous avons relevé 21 désarticulations de Ricard, observations ou simplement faits rapportés, avec indication du motif de l’opération. «

Si nous les ajoutons aux 12 observations précédentes, nous constatons que Sur 33 Cas nous avons : |

Après écrasement ou amputation traumatique

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22 novembre. — Pansements au Mencière, puis héliothé- -rapie; cicatrisation au commencement de février 1917». «En juillet 1917, Bl.. marche et court avec une chaussure ordinaire. (Page 435.) »

Obs. 10

Quénu (ibid., obs. 189, page 260). Z

« M..., 42 ans : éclat de bombe entré sous ‘la malléole irterne le 28 janvier 1915; sorti sur le dos du pied en avant de la malléole externe.

Curettage. :

18 février. — Ablation de L’ astragale.

Fistules, pied tuméfié, œdème dur.

Radio : corrosion de la face antérieure du calcanéum et des cunéiformes.

20 mars 1916. — Ablation de l’avant-pied avec lambeau plantaire comme pour un Lisfranc.

Section à la scie de la grande apophyse du calcanéum détachant ainsi l’avant-pied.

Découverte d’un foyer de suppuration se RARE au

centre du calcanéum.

Enlèvement à la curette et pince-gouge de la presque totalité de l’os, ne laissant que la coque sous périostique ; résection de la maléolle interne.

Au commencement de juillet la cicatrisation est définitivement obtenue, le malade se lève, du reste, depuis plusieurs semaines.

Le 19 juillet l’opéré marche très bien avec une seule canne, sans chaussure orthopédique, avec une simple bottine en drap munie comme semelle intérieure d’un moreeau d'éponge en caoutchouc, |

La radiographie permet de faire une constatation curieuse, c’est que ce qui reste du calcanéum est presque totalement postérieur à la mortaise; le calcanéum est dirigé hcrizontalement et il semblerait de par la radiographie que

le membre a pour points d'appui les tubérosités calcanéen-

nes postérieures d’une part et la pointe de la malléole ex-

terne d’autre part. Quoi qu'il en soit l’opéré appuie sans

souffrir son moignon sur le sol et il marche très bien. Bonne nouvelles six mois après. »

Obs. II

M. Michon. Société de Chirurgie. 4 juillet 1917.

« Il est intéressant de montrer les bons résultats d’une amputation économique du pied obtenus dans des conditions paraissant bien défectueuses.

Ce blessé m'’arriva du front ayant subi une amputation de Chopart, le lambeau non réuni. Ce lambeau était en partie sphacélé, il y avait de l'œdème de la jambe ét la température était de 40°. Après une période critique d’une dizaine de jours, tout s’améliora, la témpérature baissa, le sphacèle se limita.

Mais la blessure datait du 17 juillet 1916 et ce ne fut qu’en janvier 1917 que je crus la plaie suffisamment aseptique pour régulariser ce moignon.

Alors le flambeau plantaire sclérosé, en partie rétracté, malgré tous mes soins, pendant deux mois de pansements, était manifestement insuffisant pour une amputation de Chopart. J’extirpai alors l’astragale, faisant en quelque sorte une amputation de Ricard ondaite

Vous pouvez voir que le blessé s'appuie bien sur son pied; le calcanéum est en bonne position, encore ün peu mobile. Cette chirurgie conservatrice me paraissait avoir de l'intérêt chez ce soldat qui a subi È l’autre jambe une amputation sus-malléolaire. »

Obs. 12

M. Cauchoix. Société de Chirurgie. 9 novembre 1921. « J'ai revu, ces jours-ci, à la consultation de Necker, ce

Du RE

que la longueur du membre inférieur est entièrement conservée, ce qui permet au blessé de conserver au maximum cette sensibilité du sol, que remplacent bien difficilement les appareils orthopédiques.

Ainsi le blessé, conservant une base d’appui normale, large, bien matelassée, s'appuyant directement sur cette Dee devra être apte à se tenir debout longtemps et à marcher sans fatigue.

Et de tout ce qui précède, on pourrait conclure, avec J.-L. Faure : « quand le résultat du Chopart est bon, « aucune autre opération ne saurait lui être comparée, « puisqu'elle conserve tout l’arrière-pied absolument « intact avec ses os, ses articulations, ses mouvements, « et qu’elle laisse au membre sa longueur normale.»

Malheureusemnt, pour obtenir. de tels résultats, certaines conditions sont indispensables, qui sont bien rarement toutes remplies. En outre, il est une conséquence devant laquelle le chirurgien se trouve désarmé, c’est le renversement du moignon.

Nous ne ferons pas ici une étude détaillée de ce renversement qui a. donné lieu, à maintes reprises, à des recherches longues et minutieuses. 11 nous suffit de Savoir que, si on peut lutter avec quelque efficacité contre l’équinisme physiologique, dû surtout à la prédorainance des fléchisseurs, du triceps sural intact en particulier, sur les extenseurs coupés, il est presque impossible d'empêcher le renversement tardif. La ténotomie d'Achille, la suture des plans antérieurs aux posté-

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