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inconvénients déjà signalés : fixation indélébile des taches produites par les matières albuminoïdes. Parmi les désinfectants chimiques préconisés un choix semble difficile à faire. Chacun d’eux trouve ses indications particulières ; tel antiseptique, très bon pour le pansement des plaies, laissera beaucoup à désirer pour la désinfection des linges. Enfin, l'agent que nous aurons choisi devra réaliser certaines conditions dont la première, indispensable au point de vue de sa vulgarisation, est d'être bon marché. De plus, il devra posséder un pouvoir bactéricide suffisant et ne pas altérer la fibre du linge. Ces considérations jouent un grand rôle lorsqu'il s’agit d'opérer sur une vaste échelle, dans les hôpitaux par exemple. C’est pourquoi nous devons considérer comment le linge sup- . porte celte désinfection.
Si celle-ci a pour conséquence W’usure prématurée du linge, l’altération des couleurs, peu de ménagères auront le courage de faire un telsacrifice. Sans chercher à se préoccuper des résultats, ni à débrouiller l'intention louable qui vous aura fait agir, on n'hésitera pas entre une désinfection incomplète qui laissera intact le linge et les procédés plus perfectionnés, mais destructeurs, que vous aurez préconisés. Dans cette catégorie, nous pouvons ranger les acides forts, qui constituent, même dilués, un moyen par trop radical. Néanmoins, Joux Doucarr a préconisé les solutions d'acide nitrique à 1/20 pour désinfecter les vêtements et les linges souillés par les malades. — Dans ces Cas, on assistera souvent à ce résultat inattendu qu’en voulant trop bien faire, on aura rendu la désinfection odieuse ; que ces faits, mal interprétés, seront colportés à droite et à gauche et seront comme de faux témoins à
PHEST DRE
charge dans celte cause si intéressante de la désinfection.
Pour être facilement accepté, le désinfectant devrait être sans odeur. C'est là un grave écueil ; en effet, cette condition est loin d’être remplie en ce qui concerne l’acide phénique et ses dérivés. C’est un reproche grave à faire à ces antiseptiques de la sériearomalique, qui nous rendent de si réels services. Cette odeur, rappelant celle du pavé de bois et des traverses de chemin de fer, est insupportable pour un grandnombre de personnes, même en plein air, à plus forte raison lorsqu'un appartement renfermant des tentures, des tapis (malgré les recommandations), en est imprégné. « Cette odeur, dit TaRNIER , les uns la supportent bien, tels sont en général les médecins, par effet de l'habitude ; mais il est des personnes qui ne la tolèrent pas et j'ai vu des accouchées s'opposer absolument à ce qu'on leur fit des injections vaginales phéniquées. Non seulement l'odeur du phénol les incommodait, mais elle les effrayait, en leur rappelant les mixtures qu'on met ordinairement dans les cercueils. »
Le chlorure de chaux répand égalementune odeur de chlore, non moins désagréable à certains odorats. De plus, celui-ci, même en solution faible à 4 pour 300, attaqueles récipients en métal en 24h.
Ce même inconvénient appartient au sublimé. Cette difficulté pourrait être facilement tournée en utilisant soit des récipients en tôle émaillée, soit des récipients en bois, une barrique coupée en deux par exemple, procédé économique qui permettrait au besoin la destruction du récipient au bout d’un certain temps.
Si nous abordons l'étude des antisepliques, en parti-