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üe des manipulations ;en réalité il en esttout autrement. Nous avons vu précédemment le reproche adressé aux trémies par RicHarp, Rocxaro, TARNIER d'être des agents de dissémination des germes; ce fait devient évident lorsqu'on ouvre l’orifice supérieur de la trémie. Souvent, en effet, on est aveuglé par Le courant d’air venant du soussol, dont la température estinférieure à celle de l'endroit où se trouve l’autre extrémité de la trémie. De nombreuses poussières se trouvent ainsi répandues dans l’atmosphère et absorbées soit par les convalescents offrant ainsi un terrain admirablement préparé, soit par le personnel hospitalier qui paie un si lourd tribut à la maladie et en particulier à la tuberculose tandis qu'aucun moyen prophylactique ne devrait être négligé à son égard. Enfin, si la trémie éloigne rapidement le linge des salles de malades, elle ne supprime en aucune façon ce que nous appellerons les opérations dangereuses, le triage à sec et l’essangeage. La véritable prophylaxie consiste à cantonner une maladie dans l’espace le plus restreint possible, qui sera, dans le cas particulier, la chambre du malade; tout l'effort doit tendre à ne rien laisser diffuser hors de ce local et pour cela les linges souillés ne devront sortir de la chambre occupée que désinfectés dans la mesure du possible, ou enfermés dans des cylindres herméliquement clos. Les trémies masquent le danger, elles ne le suppriment pas.
Pour les rendre utilisables, on a proposé, au lieu de trémies d’une largeur démesurée, des trémies étroites,
hermétiques, en poterie vernissée, susceplibles d'être
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humidifiées ou même arrosées par une chasse d’eau fournie par une conduite siluée en haut de la trémie. C'est donc uniquement en attendant une désinfection plus complète qu'il faut éviter ces manipulations à sec des linges souillés. Les adversaires, rares maintenant, des théories microbiennes ont beau jeu à railler Les précautions prises, soit que le médecin proscrive des chambres de malades les tentures, les tableaux, qu’il interdise les visiteurs non revêlus de vêtements spéciaux, ou qu'il fasse immerger les lingessouillés. Ce sont des faits qui viennent répondre aux objections qui pourraient être faites. N’avons-nous pas suffisamment d'exemples de maladies {ransmises par des objets ayant appartenu à des contagieux? de la diphtérie communiquée par un jouet ayant appartenu à un enfant atteint de croup et dontles parents, dans leur inconscience, avaient songé à faire bénéficier un enfant pauvre? d’une blanchisseuse contractant à distance la même affection qu’un de ses clients ?