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tribut à la maladie. Ils ont été à plusieurs reprises les agents de la dissémination au loin.
Il est bien démontré que c’est surtout dans les papeteries où 1'on fabrique le papier fin et où l’on emploie le chiffon proprement dit que les accidents sont à craindre, tandis que les papiers grossiers, qui sont fabriqués avec de la paille, du foin, des drilles ou vieux cordages, ne peuvent être infectés par la variole. Les chiffons excessivement sales sont les plus dangereux; les chiffons blancs. fournis par le linge de corps,les chemises, les mouchoirs, sont plus dangereux que les chiffons de couleur, provenant de vêlements qui ne sont pas en contact direcl avec la peau. C'est dans les fabriques où l’on emploie ces chiffons de linge blanc que les accidents ont lieu le plus souvent.
En ce qui concerne les blanchisseuses, nous constatons qu'en dehors des risques que nous pourrions appeler professionnels et qui consistent chez elles dans les affections rhumalismales, comme dans nombre d’autres professions dites hygrométriques par BecouereL(l), nous voyons, disons-nous, cette catégorie d'ouvrières courir des dangers intéressant la société tout entière. Toutes les professions ont leurs dangers ; nous n’avons qu'à considérer les allumettiers, les fabricants de céruse, les trieurs de crin et combien encore; mais pour la blanchisseuse contraclant une maladie contagieuse, il ne s’agit plus, dès lors, d’un fait individuel, nous la voyons devenir le point de départ d’une épidémie. Au commencement de 1901, un lavoir du quartier Vaugirard, où régnait la variole se
(1) BecouereL. Traité d'hygiène, 1850.
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trouve infecté. La maîtresse du lavoir et trois blanchisseuses de l’élablissement contractent la variole. Or, dans Ja maison de l’une d'elles M”° B..., six cas se déclarèrent dans l’espace d’un mois, du 11 janvier au 20 mars. Chez une autre, M*° R..., son mari exerçant la profession de cocher, puis sa fille et son gendre, contractèrent successivement la variole. La troisième blanchisseuse, M°° C...,ne semble pas avoir été le point de départ de nouveaux cas. Si nous consultons maintenant les statistiques pour connaître approximativement la quantité de blanchisseuses atteintes de Ja variole par exemple, nous irouvons:
Il a été soigné à l'hôpital Pasteur (1), du 25 octobre 1900 à mi-juin 1901, 350 varioleux, dont 103 hommes et 245 femmes. Dans ce nombre, nous relevons 1 blanchisseur et 18 blanchisceuses, dont 5 décès. La proporlion des cas est donc pour ces dernières de 7, 6 pour 100. A l'hôpital d’Aubervilliers, environ 450 femmes ont été soignées pour la variole, depuis le 1% janvier 1901, Sur ce nombre, 29 étaient blanchisseuses, soit environ 6 pour 100.
Enfin, le blanchisseur chargé, à Billancourt, du nettoyage du linge d'Aubervilliers a élé alteint l’année dernière de la variole.
Les recherches sont plus difficiles lorsque les malades sont soignés à domicile ou lorsqu'il s’agit de savoir si dans la clientèle d’une blanchisseuse l'épidémie a exercé
(1) A M. le docteur “Louis Manri, médecin chef de l'hôpital Pasteur, nous adressons nos plus sincères remerciements pour ses bienveillants conseils et pour l'hospitalité qu’il a bien voulu nous accorder dans son laboratoire.