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certain nombre d'autres observations suivies d’autopsie, on a bien soin de signaler l'intégrité des voies génitales.
En résumé, dans la diphtérie puerpérale l'auto-contagion est possible, mais elle n’est rien à côté de l’hétéro-infection qui se fait le plus souvent par contact direct et parfois se transmet par l'air; ce dernier mode dé contagion étant relativement restreint en raison de la lourdeur €t du peu de diffusibilité du bacille de Loëffler, Ces notions nous seront utiles à rappeler pour ‘établir la prophylaxie de cette infection.
IT. — Microbiologie.
Ainsi que le prouvent les observations que nous avons rassemblées, il existe des cas d'infection puerpérale due au bacille de Loëffler.
Ce bacille, on le sait, entrevu par KcEBs en 1883, bien décrit par LOEFFLER en 1884, est un bâtonnet droit ou arrondi ayant de 20550 à 5mus de long sur0"u47 de large. La variabilité de longueur en à fait décrire trois variétés, le bacille long ayant plus de 4 à 5mus qui est le plus caractéristique et le plus virulent, le bacille moyen qui à 3 à 4mus et le bacille court dont l'identification avec le bacille diphtéritique n’est pas accepté par tous les bactériologues.
Les cultures les plus caractéristiques sont fournies par les ensemencements sur sérum de bœuf gélatinisé. Au bout de 12 heures, le milieu nutritif maintenu à 38° est couvert de petites colonies ayant le volume d'une tête d’épingle, blanches ou grisâtres. C'est au moyen des cultures.sur sérum qu'on arrive facilement à établir le diagnostic bactériologique de la diphtérie. Il est regrettable que cet ensemencement n'ait pas été pratiqué dans toutes les observations qui ont été publiées sur la question qui nous occupe.
Généralement, les auteurs se bornent à noter la présence du bacille diphtérique sans en spécifier la variété. Dans l'épidémie de la Clinique de Bordeaux, on n'a rencontré que du bacille court et du bacille moyen et nous verrons,
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du reste, que cette épidémie rentre dans le cadre des formes bénignes de cette infection.
Le bacille de la diphtérie se rencontre très rarement isolé dans la diphtérie vulvo-vaginale, mais on le trouve associé le plus souvent à d'autres microbes en particulier au streptocoque. Cette association, on le sait, est d'habitude particulièrement grave; c'est-à-dire que le cas de FABRE et BourrEer (obs. xLuH1) dans lequel cette association fut constatée se termina par la mort. Cependant cette association ne parait pas présenter le même degré de gravité s'il s'agit de bacille court et moyen et non plus du bacille long, ainsi que semble le démontrer 4 des observations recueillies à la Clinique d'accouchements de Bordeaux (KLvI, XLVIH, XLIX et XL). Il est donc évident une fois de plus que la Clinique reçoit du laboratoire un précieux concours en permettant de se contrôler réciproquement pour établir un certain nombre de pronostics et en particulier celui de cette affection parfois si redoutable lorsqu'elle est méconnue, et le plus
souvent relativement bénigne lorsqu'elle est découverte à:
temps.
Nous avons cru intéressant de résumer en un tableau le résultat bactériologique détaillé des observations que nous avons rassemblées.
Obs. I. (Enrarpr et Favre). — B. diphtérie.
Obs. IT à XXXIIE. (Eurarpr et FAVRE). — Dans quelques cas, instillation dans l'œil de lapin de sécrétions vaginales avec production de fausses membranes oeulaires et de paralysies des membres postérieurs.
Obs. XXXIV. (Kirz-GéraLD). — Pas d'examen bactériologique, mais diphtérie certaine.
Obs, XXXV. (Buuu). —B. diphtéritiques en grande quantité, gros
diplocoque. Pas de streptocoque.
Obs. XXXVI. (JacoBs). — ....:
Obs. XXXVIL. (Wirriams). — Loëfller à l'état de pureté.
Obs. XXXVIIL (Prasserzkx). — Pas d'examen; diphtérie certaine.
Obs. XXXIX. (FAvRE). — B. diphtérie et streptocoques.
Obs..XL. (Lee). — Loëfiler nombreux à l’état de pureté.
Obs. XLI. (Freunp). — Loëfler, quelques streptocoques.
Obs. XLII. (FREUND). — B. diphtéritiques presque purs, quelques streptocoques.
Obs. XLIIL. (Fagre et Bourrer). — Loëffler et streptocoques.
Obs. XLIV. (DE SIMONE). MRC
Obs. XLV. (BaLarp). — Diphtérie. (B. moyens et courts), cocci.
Obs. XLVI. (BazarD). — Diphtérie. (B. moyens et courts), cocci,
streptocoques rares et en chaînettes courtes.
Obs. XLVIT. (BALARD).— Diphtérie. (B. moyens et courts), str eptocoques. Cocci.
Obs. XLVIIL. (Bazarp). — Diphtérie. (B. moyens et courts).
Obs. XLIX. (BALARD). — Diphtérie. (B. courts et moyens). Staphylocoques.
Obs. L. (BALARD). — Diphtérie. (B. courts et moyens. Streptocoques. Staphylocoques).
Obs. LI. (BaAzarp), — Diphtérie. (B. courts et moyens). Streptocoques.
Ajoutons qu’à côté de la diphtérie vraie à bacilles de Loëffler, on rencontre très fréquemment desinfections vulvovaginales à fausses membranes. La plupart de ces cas sont
dus au Streptocoque. Il s’agit là de véritables gangrènes
dipthéroïdes pouvant simuler à s'y méprendre la diphtérie vraie. Tous les cas signalés durant la période préantisep-
- tique et prébactérienne rentrent dans cette catégorie, ‘telles
les observations de CHAvANNES, MaAHIEUX, de Lussek et GARRIGUES que nous avons rappelées au début de notre historique.
Mais en dehors de ces formes graves, il'existe des fausses diphtéries atténuées et bien connues, telles que les deux cas rencontrés au cours de l'épidémie de la Clinique d'Accouchements de Bordeaux et dont nous résumons le résultat de l'examen microbiologique :
Obs. LIT: (BALARD).— Staphylocoques. Streptocoques. Nombreux cocci.
Obs. LIIT. (Bazar). — Diplocoques très Homes. Stiphylo. coques rares. Cocci. Bacilles tétragènes.
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