CHAPITRE PREMIER
Historique |
En 1851, À. CHAVANNES dans une thèse de Paris relatait une épidémie de diphtérite gangréneuse des parties génitales survenue chez des nouvelles accouchées à lhospice de la Charité de Lyon. Mamieux, en 1857, publiait dans le «€ Moniteur des Hôpitaux » une observation analogue chez une nouvelle accouchée avec transmission de la mère à l'enfant.
Ces observations ressemblent par trop à la pourriture d'hôpital pour qu'il nous soit possible de les ranger parmi les infections dues au bacille de Loëffler.
Le cas d'Hervieux publié en 1866 est peut-être une diphtérie véritable, car la femme mourut subitement dans un accès de suffocation dû à une diphlérie maligne; mais en . l'absence de tout examen bactériologique, nous ne pouvons en faire état. Nous en dirons de même de l'observation de BraxTron-Hicks parue en 1861, et qui se rapporte à un cas de diphtérie localisée aux organes génitaux survenue chez une femme qui avait avorté « spontanément » quelques jours auparavant. :
Lusk et GARRIGUES, en 1885, publièrent chacun de leur côté un mémoire sur la diphtérie puerpérale. Celui de GARRIGUES, particulièrement important, est basé sur 29 observations recueillies tant dans sa pratique hospitalière que dans sa clientèle privée.
En. 1887, Wipar, au travail duquel nous avons tout à l'heure fait allusion, consacre sa thèse a démontrer que le