DIPHÉNYL-10.12-NAPHTACÈNE (3). CHSBr {OH
Préparation. — La technique à suivre est la même que dans les deux cas précédents. On emploiera, pour 1 g. de bis(p.bromophényl)diphénylnaphtacène, dissous dans un litre de benzène, 300 cm° d'une solution de permanganate à 1 0/00, préalablement acidulée par 20 cm° d’une solution d'acide sulfurique à 1 0/0.
On purifie le produit brut obtenu par plusieurs lavages à l’éther et deux cristallisations dans le benzène. Le rendement est de l’ordre de 80 0/0.
Analyses. — Trouvé 0/0 : Br, 20,04. Calculé pour C**H?5Br?(0H)? + C6HS : 19,92.
Propriétés physiques. — Le dihydroxydibydrobis(p.bromophényl)diphénylnaphtacène se présente sous forme de prismes rectangulaires très allongés, souvent réunis en touffes. Il retient une quantité de solvant de cristallisation voisine d’une molécule ; il est pratiquement impossible de l'en débarrasser sans le décomposer ; au bloc Maquenne, il fond instantanément avec décomposition entre 2200 et 2300.
Propriétés chimiques. Action du réactif de Grignard.— En utilisant la méthode de Ch. Dufraisse et H. Moureu déjà mentionnée, on constate que l'oxygène se trouve bien dans la molécule sous forme d'oxhydryle. En effet, en faisant réagir l'iodure de méthylmagnésium sur o g. 131 de produit, on obtient un dégagement gazeux de 8 cm*, à la température de 14°, sousune pression de 757 mm. Le nombre N d'atomes d'hydrogène mobile, déduit de la mesure du volume gazeux, est donc 2,05, si l’on prend comme poids moléculaire celui de 802, correspondant à un produit contenant une molécule de solvant. Si on faisait le calcul avec un poids moléculaire égal à 724, relatif à un produit exempt de solvant, le quo-
TRANSFORMATIONS DES TÉTRAARYLNAPHTACÈNES li
tent serait égal à 1,85; même dans ce cas, il ne pourrait y avoir aucun doute sur la présence de 2 oxhydryles dans K molécule, car la différence avec le chiffre théorique, soit 8 0/0 environ, n’excéderait pas les écarts normaux de la méthode.
Action de la chaleur. — Pas plus qu'avec le dihydroxyde de bis(p.tolyl)diphénylnaphtacène, on ne peut graduer ici l'effet de la chaleur.
Lorsqu'on élève la température, le produit prend peu à peu une teinte rosée. A partir de 2000 la décomposition est rapide ; elle est complète, dans tous les cas lorsqu'on atteint
Le produit principal de la réaction est le monoxyde, qu’on identifie facilement grâce à ses propriétés générales et à son point de fusion. L'action de la chaleur entraîne donc ici également une déshydratation conformément à la réaction :
C#2H°6Br2(0H)? — H20 + C2H?6Br?0.
Seules se forment, en même temps, des traces de naphtacène et de phénylbromophényl-phénylène-bromophénylènenaphtacène. |
Déshydratation en hydrocarbure diaryldiarylènenaphtacénique. — Cette déshydratation s’effectue avec une particulière facilité par ébullition dans l’acide acétique pendant une heure, ou par agitation à froid avec l’acide sulfurique pur :
C#H26Br (0H)? — 2H20 = C#H?#Br?.
Réduction en bis(p.bromophényldiphénylnaphtacène. — Œlle se fait, suivant les techniques déjà décrites, au moyen du fer et de l’acide acétique, avec un rendement quantitatif :
CEH%Br° (OH) + H? = CH26Br° + 2H20.
Ch. Durraisse et M. Banocne. — C. R., 193 (1931), 63.
11e 2. L, Ennerun. — C. R., 198 (10934), 945.
3, L. Experun. — C. R., 202 (1936), 669.