P< R R VI VII
On sait peu de choses sur des cycles de ce genre ; il semble probable qu'ils seraient assez peu stables, ce qui serait en accord avec les propriétés observées.
Toutefois comme toutes les autres objections faites à la première formule subsisteraient, nous rejetons cette deuxième formule commé la première.
Dans ces conjectures, supposons que, sous l'influence des acides, le pont oxydique de l'oxyde dissociable se coupe non pas entre les deux atomes d'oxygène, mais entre la molécule d'oxygène et le carbone triarylméthylique voisin. Normalement c'est toujours cette coupure qui s'avère la plus facile. L'élément X pourra alors saturer la liaison demeurée libre de l'atome de carbone 9, tandis que l’atome d'hydrogène saturera celle de la molécule d'oxygène restée en 10. Nous
TRANSFORMATIONS DES TÉTRA ARYLNAPHTACÈNES 7
avons ainsi une configuration intermédiaire VIII, dans laquelle l'élément électronégatif, fixé sur un carbone triarylméthylique, aura tendance à s’unir à un atome d’hydrogène des phényles placés en position 10 ou 12 pour quitter la molécule.
Si cette réaction se produit avec un atome d'hydrogène du phéayle placé en 12 (IX), elle donnera lieu à une cyclisation supplémentaire, d’un type souvent rencontré dans la chimie des tétraarylnaphtacènes, qui conduira à la configuraton X.
R X R R RMOUUR La ë VII IX X
Cette nouvelle configuration permet de rendre compte, très simplement, de toutes les propriétés connues du produit. Elle explique, en particulier, le passage facile au diphényldiphénylènenaphtacène, puisque la cyclisation en 9-12 a conduit à un cycle à 5 chaînons, lequel réalise, sur la moitié de la molécule déjà, la configuration du diphénylènediphénylnaphtacène.
Une nouvelle intervention d'agent réducteur ne saurait plus avoir d'autre effet que de produire en 10.11 une cyclisation identique et de conduire ainsi intégralement au diphénylénediphénylnaphtacène ; ces phénomènes sont en accord parfait avec l'expérience. C’est la raison pour laquelle ‘nous écartons l’hypothèse d’une cyclisation sur le phényle placé en 10, malgré l’analogie du mécanisme de formation qui s’établirait alors entre les pseudooxynaphtacènes et les
pseudonaphtacènes (0). Une formule de structure dérivant
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de celle des pseudonaphtacènes supprimerait la possibilité de la formation si facile des diaryldiarylènenaphtacènes par simple déshydratation.
La formule X explique non moins nettement les causes d'instabilité du produit, car elle en fait un hydroperoxyde d’alcoyle. Il existe, en effet, un important travail de H. Wieland et J. Maier (19) sur un hydroperoxyde d’alcoyle, dont les différents dérivés nous ont souvent servi de terme de comparaison : l’hydroperoxyde de triphényIméthyle.
Cet hydroperoxyde, dont la formule de constitution (XI) a été établie par Wieland et Maier, présente en effet les plus grandes analogies avec les pseudooxynaphtacènes (XIT). A l’état pur il est stable pendant quelque temps; mais la présence d’impuretés entraîne sa décomposition rapide en phénol et benzophénone :
CH ss C= 0 + CHÉOH.