‹ Contribution à l'étude de la dissociabilité des oxydes organiques sur quelques transformations des tétraarylnaphtacènes et de leurs oxydesChapitre 9 sur 56 · PARTIE THÉORIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE THÉORIQUE

Lorsqu'on effectue, sans précautions spéciales, la préparation d’un tétraaryInaphtacène, et, en particulier, celle du tétraphénylnaphtacène à partir de l’éther chlorhydrique du diphénylphényléthinylearbinol (1), on obtient toujours des proportions plus ou moins élevées de certains hydrocarbures, auxquels l’analyse élémentaire conduit à attribuer des formules contenant 2 atomes d'hydrogène de moins que les naphtacènes correspondants.

Ces mêmes produits peuvent être obtenus d'autre façon et en particulier, avec des rendements quantitatifs, par déshydratation des monoxydes ou des dihydroxydes de leur série.

Ce sont ces réactions régulières de formation qui nous avaient permis (2) de proposer la formule 1 pour représenter la constitution du premier d'entre eux, l’hydrocarbure CH, obtenu à partir du tétraphénylnaphtacène.

Cette structure très cyclisée, qui faisait du produit un diaryl-9.10-diarylène-9.12-10.11-dihydro-g.10-naphtacène, représente un état de très grande stabilité. Il est donc naturel que la matière organique y tende dès que les conditions expérimentales le lui permettent. C’est la raison pour laquelle on trouve ces produits, au moins en faible quantité, dans la plupart des réactions auxquelles les oxydes intermédiaires de tétraaryInaphtacènes ont été soumis.

TRANSFORMATIONS DES TÉTRAARYLNAPHTAGÈNES 17

CHS CHE-CSH' C‘HiBr CH CH CH CH Br l Il TI Préparation. — Les méthodes les plus pratiques d’obten-

tion sont les suivantes :

a) Extraction des produits résiduaires de la préparation des létraarylnaphtacènes. — C'est surtout le tétraphénylnaphtacène préparé à partir de l’éther chlorhydrique du diphénylphényléthinylcarbinol, sans adjonction de bases tertiaires, qui contient de notables proportions d’hydrocarbure diaryldiarylènenaphtacénique.

L’extraction de ce dernier est facilitée par une insolubilité presque complète dans la plupart des solvants organiques ; il suffit donc d’épuiser le résidu par un solvant approprié, qui dissoudra le tétraarylnaphtacène et les autres produits, mais laissera l’hydrocarbure cherché intact.

b) Déshydratation des monoxydes ou des dihydroxydes. Ce mode de préparation revient à enlever une molécule d’eau aux premiers et deux molécules d’eau aux seconds, comme le montrent les schémas suivants, qui s'appliquent au cas du tétraphénylnaphtacène :

C#2H%30 — H20 Monoxyde de tétraphénylnaphtacène. NX C22H26 C'2H#(0H 120 Diphényldiphénylènenaphtacène.

Dihydroxyde de tétraphénylnaphtacène.

La déshydratation se fait facilement sous l'influence des acides anhydres. Nous reviendrons d’ailleurs sur cette réaction à propos de la constitution des oxydes intermédiaires susceptibles de la subir.

18 L. ENDERLIN

Propriétés. — Les diarylènediaryInaphtacènes sont des produits incolores, très peu solubles dans les solvants ordinaires. Cette insolubilité est telle qu’il est presque impossible de déterminer correctement leur poids moléculaire. Ils sont tous caractérisés par une très belle fluorescence violette, sensible encore à la dilution du millionième, qui permet de les

déceler facilement.

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