HEC VUS
nous étudions dans ce travail, est différente de la dissociation gastro-colique que l’on peut imaginer chez des malades porteurs d’un dolichocôlon avec un estomac normalement situé.
Le dolichocôlon se différencie de la ptose ainsi que le font remarquer dans leur atlas Gatellier, F. Moutier et Porcher, par ce fait que contrairement à la ptose, le dolichocôlon présente des angles normaux.
Ce sont donc les segments intermédiaires qui présentent des allongements. Il en résulte des aspects variés de boucles en 8, ou en W, etc Au point de vue clinique, le fait dominant est que ces malades atteints de dolichocôlon congénital ne souffrent pas, c’est une simple malformation anatomique. L’absence de douleurs tient à ce que en cas de dissociation gastro-colique d’origine dolichocolitique, le méso n’a pas subi d’allongement progressif : il a été fait à la longueur de son côlon (que cette expression nous soit pardonnée). Quant aux crises douloureuses décrites par Chiray, Lomon et Wahl comme signe de dolichocôlie, elles traduisent plutôt des petites complications du dolichocôlon, et se manifestent par des crises de subocclusion passagères qui ne sont en rien comparables au malaise permanent et générateur d’anxiété de la dissociation gastro-colique.
Ces crises, dans le dolichocôlon, sont en rapport direct avec l’allongement colique et traduisent des ébauches de volvulus, de coudures, etc. Les malaises de la dissociation gastro-colique tiennent au contraire essentiellement, non à l’augmentation de longueur du transverse, mais à l’allongement de son méso.
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