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post-prandiales. Le tout disparaît quand le sujet s'étend.
Mais ce qui est aussi très particulier, c’est la chute tensionnelle orthostatique (hypotension posturale des Américains). On constate une baisse soit des 2 tensions, soit seulement de la maxima d’où baisse de la différentielle.
Lian et Blondel signalent l’hypotension artérielle permanente moins nettement en rapport avec la station debout.
Etats lipotimiques et même syncopes à l’orthostatisme ne sont pas rares chez ces malades.
Livierato a désigné sous le nom de réflexe orthocardiaque une dilatation légère du cœur droit par le passage de la position couchée à la position debout.
Nous rapprocherons de ces troubles circulatoires la dyspnée d’effort et la sensation de manque d’air que l’on trouve dans quelques observations.
Tous ces troubles apparaissent après les repas quand l'estomac est plein, ou quand le malade se lève. Ils tendent au contraire à s’atténuer très rapidement par le décubitus.
Mais nous n’avons fait jusqu'ici que reprendre la symptomatologie de la ptose gastrique, car c’est à ce diagnostic que l’on pense en écoutant l’histoire de ces malades.
Nous devons insister cependant sur l’intensité de 2 symptômes qui existent certes chez les ptosiques, et qui sont même classiques, mais qui sont ici à la fois plus constants et plus marqués : c’est l’asthénie et l’anxiété.
La plupart de nos malades dans la proportion de huit sur dix environ sont venus trouver le médecin essentiellement pour une fatigue pathologique sur laquelle n’agissent en aucune façon les toniques habituels. Le moindre effort est prétexte à fatigue : se lever, marcher, réfléchir, converser, vivre enfin, tout devient pour le sujet exténué d’avance, labeur pénible, surmenage. La fatigue intellectuelle est aussi marquée après les repas, c’est une difficulté douloureuse d'accomplir un effort de pensée et de volonté.
Le caractère dominant de cette asthénie est qu’elle apparaît dès que le malade se lève. La marche, et surtout l’ascension d’escalier sont très pénibles à ce moment. Cette asthénie s’atténue peu à peu vers la fin de la matinée pour reprendre aussitôt le déjeuner de midi, et nécessite souvent alors le repos étendu. Elle s'accompagne d’un malaise indéfinissable, d’une sensation de vide épigastrique qui s’apparente d’assez près à cette sensation d’anxiété diffuse dont nous parlerons plus tard. Les toniques habituels sont sans grands résultats. Par contre la situation étendue leur procure un bien-être presque immédiat. Ils sont de même souvent, mais pas toujours, soulagés par le port d’une ceinture abdominale basse.
Ce symptôme asthénie est, nous le répétons, constant, et c’est le symptôme dominant. S'il ne diffère guère de l’asthénie habituelle des ptoses gastriques, il nous a semblé cependant beaucoup plus marqué que dans celle-ci. D’autre part, plus que dans les ptoses gastriques, il s'accompagne d’un état d'inquiétude abdominale très voisin de l’anxiété.
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Ces neuro-dyspeptiques, accablés à chaque repas qui détermine un gonflement immédiat, bientôt accompagné de palpitations, se rationnent pour ne plus souffrir. La restriction alimentaire a pour conséquence l’amaigrissement. Cet amaigrissement les inquiète. Prêts à accueillir toutes les suggestions, ils sont déjà des anxieux en puissance ballotés entre les hypothèses les plus tragiques sur la nature de leur état.
Enfin, à un degré de plus, probablement chez des sujets prédisposés par un état mental particulier, cette anxiété s’exagère jusqu'aux troubles mentaux. Un des malades dont nous publions l’observation, a plusieurs fois eu des idées de suicide.
En cherchant des références anatomiques pour notre thèse, nous avons trouvé dans la thèse de Buy quelques références psychiatriques, tout à l’honneur de l’admirable sagacité de ces grands cliniciens qu’étaient Esquirrol et Falret. Bien avant la radiologie, ils avaient pressenti le rôle des ptoses du transverse dans la génèse de certains troubles mentaux. Esquirrol, notant que le côlon transverse peut descendre au pubis, et même se cacher derrière lui, écrit : « Ce déplacement me paraît d’autant mieux mériter l’attention des observateurs qu’il peut expliquer la douleur épigastrique, les tiraillements d’estomac et la constipation dont se plaignent si souvent les mélancoliques ». Nous pourrions encore citer Falret, Des Genettes, Ballin, qui ont remarqué la position basse du côlon transverse à l’autopsie de suicidés.
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Nous nous permettrons d’insister sur un caractère particulier de cet état psychique, qui existe d’ailleurs chez les ptosiques, mais que nous retrouvons avec une grande netteté dans la dissociation gastrocolique.
L’anxiété de ces malades est faite d’un malaise indéfinissable, une sensation de vide abdominale, et plus spécialement de vide épigastrique et péri-ombilical. Cette sensation est pénible, c’est elle qui inquiète le malade qui accuse de cette anxiété une affection imaginaire qu'il croit grave, un cancer le plus souvent.
On connaît le rôle capital dans notre sensation de bien-être physique et moral que joue la cénesthésie. La cénesthésie est la sensibilité de la vie végétative. Le propre de cette sensibilité est de se traduire dans la conscience non par des données sensorielles plus ou moins claires, mais par une impression profonde, vague et diffuse de bien-être ou de malaise, par une perception obscure de nos organes qui nous renseigne sur leur situation, leur mouvement. Plus probablement que les infections d’organes, les vices de position d’organes, les abaissements par la traction qu’ils exercent sur les filets nerveux qui sont dans les mésos doivent provoquer un état cénesthésique pénible. On connaît la sensibilité extrême des mésos : elle est prouvée tous les jours lors des interventions abdominales à l’anesthésie locale, où le contact des séreuses reste seul le siège de sensation pénible pour les malades. De plus, le côlon transverse abaissé, par