‹ Contribution à l'étude de la dissociation gastro-coliqueChapitre 38 sur 41 · LUE · texte numérisé non relu

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l'intermédiaire de l’estomac et de ses ligaments postérieurs (faux de la coronaire et faux de l’hépatique), sur lequel tire le ligament gastro-colique, et par l’intermédiaire du méso-côlon transverse, exerce des tiraillements sur la région cœliaque et le plexus solaire.

Il est si vrai que cet état cénesthésique pénible qui provoque l’anxiété est causé par les tractions sur les filets nerveux des mésos, que cet état de malaises diffus, s’atténue considérablement par la position couchée, quelques-uns de nos malades même ont adopté après les repas la position du bassin et des jambes relevés. Le port d’une ceinture abdominale basse atténue aussi progressivement cette sensation pénible, qui finit même par disparaître et avec elle l’anxiété. C’est ainsi qu’un de nos malades anxieux, obsédé jusqu’à avoir des idées de suicide, vit son obsession disparaître par le port d’une ceinture. Le retour des organes à leur position primitive s’est accompagné d’un état cénesthésique normal.

Et c’est sur ce caractère, particulièrement net et marqué dans la dissociation gastro-colique, de la disparition de l’anxiété par la position couchée, et le port d’une ceinture, que nous avons voulu insister.

En réalité, devant ce syndrome dyspeptique hyposthénique, avec asthénie et souvent anxiété, tous ces troubles disparaissent dans le décubitus dorsal pour s’exagérer à l’orthostatisme et après les repas, nous ne pouvons faire d’autre diagnostic que celui de ptose.

OR

Un syndrome surajouté cependant présente une valeur diagnostique importante, si on sait l’interpréter : le syndrome intestinal.

Presque toujours, le malade se plaint d’une constipation chronique, datant de plus ou moins longtemps. C’est souvent une constipation bien tolérée. ces malades souffrent peu. La constipation retentit faiblement sur leur état général, mise à part l’inquiétude que provoque chez les anxieux la rareté des exonérations.

D’autres malades se présentent comme des diarrhéiques, alors que ce sont comme les précédents des constipés avec fausse diarrhée (scyballes nageant dans un liquide brunâtre).

Un degré de plus et l’on arrive au tableau si spécial de l’entéro-colite muco-membraneuse classique, qui, comme nous le savons, se manifeste cliniquement par la triade essentielle : constipation, douleurs intestinales, présence de muco-membranes dans les selles.

D’autres fois, il s’agit vraiment de diarrhée le plus souvent du type appelé par Mathieu colite muqueuse : selles en tas, luisantes, d’odeur fétide, de réaction alcaline.

Enfin, très rarement, il peut s’agir d’une diarrhée de fermentation, selles jaunes mousseuses d’odeur butyrique avec un chiffre élevé d’acides de fermentation.

Ce qui est plus intéressant que le type de la réaction intestinale, c’est la notion d’antériorité des phé-

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