‹ Contribution à l'étude de la fente sphénoïdaleChapitre 12 sur 14 · TIRE · texte numérisé non relu

TIRE

Cependant les veines qui accompagent cette artère y imprimenk aussi leur trajet. En regardant avec attention l'endocrane, on voit qu'il est creusé de nombreuses gouttières : les unes répondent aux ramifications des artères méningées; les autres, placées ordinairement à côté des premières, correspondent aux veines qui accompagnent ces artères.

Les gouttières ou sillons artériels sont lisses, régulières et n'offrent pas d'ouvertures ; les gouttières veineuses sont moins régulières, plus larges et leur fond est criblé d'ouvertures par lesquelles la veine reçoit des rameaux diploïques.

… Parmi ces gouttières veineuses, celle qui loge le sinus sphénopariétal est surtout remarquable; d'ordinaire elle est parallèle à la gouttière artérielle, mais, en haut, elle s’en éloigne toujours pour se rendre par un trajet bilurqué à des excavations qui logent les granulations pacchioniennes ; en bas, elle se sépare aussi de la gouttière artérielle pour s'engager sous la petite aile du sphénoïde. Dans un certain nombre de cas le sinus est logé, sur une étendue plus ou moins grande, dans l'épaisseur du diploé, et l’on peut alors le considérer comme une veine diploïque temporale. R

Ce sinus, parallèle à l'artère méningée moyenne, est situé un peu en avant de la région que l’on trépane pour arriver sur la zone rolandique; mais il se peut que le chirurgien soit obligé d'agrandir l'ouverture en avant et alors il arrivera infailliblement sur le sinus.

Il n'est pas, dit PormiEr, inutile de savoir que le sang s'échappe en jet lorsque le sinus a été ouvert : j'ai eu tout récemment encore l’occasion de vérilier ce fait au cours d’une craniectomie praliquée par le Professeur Lannelongue.

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