INTRODUCTION
La présence de l'acide B-hydroxybulyrique dans l’urine a été signalée par Külz et Minkowsky. On le trouve en grandes quanulés, ainsi que lacétone et l’acide acétylacétique, dans l'urine des diabétiques, et on a eu lhabitude de grouper ces trois corps qui sont considérés comme des produits anormaux du métabolisme animal sous le terme impropre de corps acétoniques.
On savait qu'une alimentation pauvre en glucides, riche en graisses, provoquait chez le malade une acétonurie marquée que l’on attribuait soit au manque de glucides, soit à un mécanisme déréglé où les glucides pourraient intervenir. Toutes les premières études se rattachaient à la clinique du diabète et'ont surtout fait entrevoir la complexité du phénomène.
Il revient. à Lemoigne (1, 2) d’avoir montré que la production d'acide B-hydroxybutyrique n’était pas seulement le propre des organismes supérieurs mails pouvait aussi se produire par fermentation bactérienne à partir du glucose.
Un bacille voisin du B. megatherium que nous désignerons dorénavant sous le nom de bacille M (2 bis) est capable d’accu-
(1) Lemoicwe, C. R., 1923, 176,. 1761.
(2) LEMOIGNE, ces Annales, 1925, 39, 144.
(2? bis) Lemoigne a trouvé le bacille M dans presque toutes les terres dont il a effectué l’analyse bactériologique. C’est un bacille sporulé restant coloré par la méthode de Gram. Il liquéfiie rapidement la gélatine ainsi que la caséine qu'il précipite du lait. Cette dernière digestion se fait, contrai-