‹ Contribution à l'étude de la fermentation β-hydroxybutyriqueChapitre 36 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La formation d'acide G-hydroxybutyrique par le bacille M fait l'objet de ce travail.

Nous avons voulu apporter une contribution à la découverte de Lemoigne en nous bornant à l'étude du mécanisme de la glycolyse par ce bacille, sur lequel, hormis les produits finaux, nous ne possédions aucun renseignement.

Après avoir oblenu des résultats négatifs dans la recherche d'une glycolyse phosphorylante, nous avons trouvé qu'en présence d'acide acétylacétique le glucose était métabolisé par le bacille M. Cette oxydo-réduction, parüculièrement intense lorsque le milieu est tamponné par le bicarbonate, est accompagnée de la formation d’acide f-hydroxybutyrique gauche, d'acide lactique et d’acide acétique, corps dont nous avons démontré la présence.

L’acide acétylacétique lui-même peut être produit en petites quantités par le bacille M à partir du glucose, mais il doit être considéré comme un produit anormal de la gelvcolyse.

Ces phénomènes ont été soumis à une étude quantitalive, ce qui nous a amené à mettre au point le dosage d'acide lactique en présence d'acide f-hydroxybutyrique, et réciproquement. Nous avons montré que laldéhyde pouvait être détruit spécifiquement à côté de l’acétone par le réactif de Tollens et nous en avons déduit une technique de dosage d’acétone en présence d’aldéhyde.

Nous avons aussi montré que la réaction de Legal pouvait servir au dosage de lacide acétylacétique et que cette méthode convenait parleuhèrement bien pour des mesures comparatives à faire en série.

A VPaide de ces techniques, toutes vérifiées minulieusement, nous avons entrepris l’étude quantilaive de loxydo-réduction glucose-acide acélylacétique avec des bacilles lavés. Après une recherche des conditions oplima, nous avons comparé le rôle de cel acide à celui de l’oxygène qui pousse plus loin la transformalion du glucose.

L'action de quelques inhibiteurs a été envisagée.

Il ressort de toutes ces considérations que pour avoir une libéralion d'acide avec le bacille M, autre que celle produite par autolyse, il faut la présence simultanée de glucose et d’un accepteur d'hydrogène cor8me l’acétylacétate ou l’oxygène ; la vitesse de Pacidité formée au début ne dépend pas de la qualité de ces derniers.

Néanmoins, l'acide acélylacétique qui est un oxydant faible arrête l'oxydation du glucose à l’acide lactique qu’il ne peut, à l'inverse de l'oxygène, transformer en acide pyruvique.

La cozymase que lon trouve dans ce bacille joue, dans ces phénomènes, un rôle qui n’est pas encore éclaire.

En première approximation, il disparaît 1 molécule de glucose pour 1 molécule d’acétylacétate réduit où 1 molécule Rose eonsommé.

De la discussion, ii ressort que le cycle de l’acide Éaue . hors de cause dans cette glycolyse et que, si l’acide lactique e l’acide acétique en sont des étapes intermédiaires, il faudra us cher dans la formation de composés vraisemblablement phosphorylés, l'explication de produits de polymérisation comme Île corps Ÿ.

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