‹ Contribution à l'étude de la flore fromagèreChapitre 13 sur 29 · INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE

Toute moisissure vit dans des limites de température variables pour une même espèce, mais dans l'échelle . thermométrique, il est un point où sa croissance est maxima, Ce point marquant l’optimum de température de l'espèce considérée. On distingue, par définition, l’optimum de germination et l’'optimum de croissance.

L'optimum de germination est la température variable où l’allongement des filaments mycéliens issus de la spore est le plus considérable au bout d’un temps donné. Pour le déterminer, nous ensemençons sept tubes de Raulin. Nous en mettons un dans une cave où la température était d'environ 10-11° et nous mettons les six autres dans des étuves réglées à 17°, 220, 270, 32°, 37° et 429. Après 24 heures, un prélèvement opéré dans chaque tube permet

de mesurer au microscope la longueur des hyphes émises par les conidies.

L'optimum de croissance est indiqué par le poids. maxima de la récolte obtenue, au bout d’un même nombre de jours, dans des matras identiques. À l’aide d'une boucle de platine on ensemence superficiellement des ballons de 50 cc. contenant 25 cc. de Raulin normal que lon place à 10°, 17°, 22, 27°, 32 et 42, Trois jours après, le contenu de chacun d’eux est tué par la chaleur et jeté sur un filtre taré. Après plusieurs lavages pour éliminer toute trace de sels minéraux adhérents, on dessèche le filtre à l’étuve et on le pèse. La différence obtenue donne le poids du mycélium.

Nous avons effectué nos pesées au bout de trois jours, afin d’avoir des différences bien marquées, car au bout de cinq à six jours, les voiles formés à la surface du Raulin s'épaississent, se feutrent, appauvrissent en oxygène l'air contenu dans le matras, en éléments nutritifs le liquide, et arrivent à présenter, dans ces conditions, un aspect et un poids à peu près semblables.

C'est dans ces conditions que furent obtenus les résultats que nous donnerons plus loin pour les trois Mucédinées dont nous avons recherché l’optimum de température.

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