‹ Contribution à l'étude de la fluorescence des solutionsChapitre 21 sur 47 · CG GES, SE · texte numérisé non relu

CG GES, SE

AS 2 AS 4) Fa PAT.

Ey — €

La formule (4) permet de calculer rapidement (*) le pouvoir inducteur spécifique inconnu puisqu'on peut l'écrire :

€ CG SAR C CL n ; a et b étant deux constantes que l’on détermine à l’avance après avoir posé : C; — C Co; —C a—e, 2 b= “#21, ÉTRRES PT

(*) RemarouEe : On pourrait simplifier cette formule en utilisant l'air comme corps de pouvoir inducteur spécifique eonnu ë, et en écrivant l'expression (4) sous la forme :

(C1 — C) er €) > ROBES Ca) (e2 — 1) on ne

€, étant peu différent de l'unité.

On retrouve ainsi l'expression indiquée par ErrerA [5].

Nous avons reconnu qu'il était préférable d'employer deux liquides pour l’étalonnage du dispositif, les pouvoirs inducteurs spécifiques e, et e, différant peu de e, ce qui permet d’utiliser un condensateur étalonné de faible capacité et par suite d’avoir une meilleure précision sur les valeurs de C, C, et C;.

$ 40. — Le tableau 6 donne les pouvoirs inducteurs spécifiques : mesurés à la température de 159 et pour la fréquence » — 105 p /sec, ainsi que les valeurs correspondantes du coefficient k, relatives à des solutions fluorescentes d’uranine dans des mélanges contenant » em° d’alcool pour 1 em? de solution.

Pouvoir inducteur spécifique : à 159 et à la fréquence » — 10$ p/sec de diverses solutions alcooliques et valeurs des coefficients d’affaiblissement k du pouvoir fluorescent de l’uranine.

Alcool méthylique Alcool éthylique Alcool isopropylique RER RS SP PA 2 | OR El RE — 1]

Ces résultats mettent en évidence une diminution corrélative du pouvoir inducteur spécifique du solvant et du coefficient d’affaiblissement de la fluorescence.

Le coefficient 4 s'exprime, en fonction du pouvoir inducteur spécifique € “par une loi hyperbolique de la forme :

À et B étant deux constantes.

Représentons en effet les valeurs : de la concentration optima dans les

différentes solutions alcooliques en fonction du pouvoir inducteur spécifique &. Les points se placent sensiblement sur une droite (fig. 14). On a donc :

Les , F = A —B+, ou, en appelant 4, le coefficient d’affaiblissement relatif aux solutions d’uranine

dans l’eau et :, le pouvoir inducteur spécifique de l’eau :

A la température de 159 la constante B est égale à 0,15.10—* pour luranine (*).

Le tableau 7 donne les valeurs de : pour les différents solvants constitués par des mélanges d’eau et d’acétone ou d’eau et de pyridine, ainsi que les con-

Sad | centrations optima ; correspondantes.

Pouvoir inducteur spécifique : à 150 et à la fréquence » — 10$ p/sec de di-

verses solutions et valeurs des concentrations optima k de l’uranine.

Teneur 9 en acétone £ Le DeoR en € :

; k pyridine k 0,00 81,1 2,05.10-—3 0,00 81,1 2,05.10-3 0,15 69,5 3,85.107$ 0,25 57,0 50010 0,30 54,1 6,10.10-—3 0,50 42,1 7,88.10-3 0,60 33,4 9.09.10-3 0,75 31,6 9 ,40.10—3 1,00 19,8 == 1,00 43,2 = . | 4 :

Uranine à Urenine K o Æauwalcool k Sen |

A Esu-acérone O Esv+nyridine

Fig. 14

L'examen des courbes de la figure 14 sur lesquelles on a porté les valeurs précédentes (\ pour l’acétone ; [ pour la pyridine) permet de conclure à une bonne concordance des résultats expérimentaux avec ceux que permet de prévoir la formule (6).

(*) L'accord avec l'expérience est moins bon pour les solutions dans l’alcool pur que dans les autres solvants constitués par des mélanges d’eau et d'alcool. On constate d’ailleurs que les

solutions dans l’alcool pur s’altèrent avec le temps et qu’au contact de l’air il y a précipitation de carbonate de sodium.

NÉ “pan ha

$ 41. — Conclusion. — Tous les résultats précédents montrent d’une manière très nette que, pour les divers solvants utilisés : 1) Le pouvoir fluorescent extrapolé reste sensiblement constant ; 2) la décroissance du pouvoir fluorescent de l’uranine en fonction de Ja concentration en matière fluorescente est. liée au pouvoir inducteur spécifique du solvant. Ce facteur, s’il n’est pas le seul à intervenir dans Ja rapidité de la décroissance semble prépondérant. La

concentration optima varie linéairement en fonction du pouvoir inducteur spécifique.

CHAPETREE

INFLUENCE DU POUVOIR INDUCTEUR SPÉCIFIQUE DU SOLVANT SUR LA DÉCROISSANCE DU POUVOIR FLUORESCENT EN FONCTION DE LA CONCENTRATION EN MATIÈRE FLUORESCENTE. — CAS DE QUELQUES MATIÈRES FLUORESCENTES AUTRES QUE L’URANINE,

Il nous a paru intéressant d'examiner si la formule établie antérieurement ($ 40) pour exprimer le coefficient d’affaiblissement k en fonction du pouvoir inducteur spécifique : du solvant s'applique à d’autres matières fluorescentes que l’uranine.

Lo UCASADENLEOUSINE

$ 42. — ['’éosine, dérivé tétrabromé de la fluorescéine, à un pouvoir fluorescent limite beaucoup plus faible que l’uranine. Comme cette dernière, l’éosine présente de grandes variations de pouvoir fluorescent avec la concentration en ions H+ de ses solutions et nous avons toujours utilisé des solutions contenant de la soude décinormale.

Les variations éprouvées par les spectres de fluorescence et d’absorption,

sous l’influence d’une modification de solvant, sont du même ordre pour l’éosine

et pour l’uranine ; nous avons pu les négliger dans les mêmes conditions. La lumière excitatrice définie antérieurement était filtrée par une solution de sulfate de cuivre ammoniacal et de bichromate de potassium présentant un coefficient de transmission sensiblement constant pour les radiations comprises entre les longueurs d'onde 5.000 et 5.400 UA et arrêtant pratiquement toutes les radiations de longueur d’onde supérieure à 5.470 UA. La lumière de fluorescence était observée à travers un écran en gélatine orangé transparent pour les radiations de longueur d’onde supérieure à 5.600 et présentant un coefficient de transmission constant entre 5.650 et 5.800 UA.

Les courbes de la figure 15 résument les mesures photométriques, faites au

Îluoromètre à la température de 159, sur différentes solutions contenant p cm®, d'alcool éthylique ou d’acétone pour 1 em° de solution. Les nombres rapportés représentent le logarithme du rapport du pouvoir fluorescent ® d’une solution de concentration €, exprimée en g. par em° d’éosine dans les solvants étudiés, au pouvoir fluorescent extrapolé ®, de la solution d’éosine dans l’eau.

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Les résultats indiquent que le pouvoir fluorescent extrapolé conserve une valeur peu différente dans les différents solvants ÉS:

On observe au contraire d'importantes variations du coefficient d’affaiblis-

Eodine sise © Fou & “as . lE Fzu-Alcoo! éthylique (Na OH) A Fau-Acétone

Fig. 45:

sement k suivant la composition du solvant. Le tableau 8 donne les valeurs des -coefficients k ainsi que les concentrations optima d’éosine pour les différents solvants étudiés. On a rappelé en outre les pouvoirs inducteurs spécifiques : de ces solvants, mesurés à la température de 159 et à la fréquence » — 106 p /sec.

(*) L’addition d'alcool ou d’acétone semble bien déterminer une augmentation du pouvoir fluorescent limite par rapport à celui qu’on observe dans l’eau. Nous avons vu ($ 24) que les ordonnées à l’origine représentent la quantité :

Pour des solutions contenant des quantités croissantes d’alcool -ou d’acétone a + bÿ! diminue et nous avons reconnu qu'on a sensiblement : D! — 4.

Toutefois les variations non négligeables de D, avec la nature du solvant peuvent être rapprochées de l'influence du pouvoir inducteur spécifique sur l’action des inhibiteurs ($ 73).

Pouvoir inducteur spécifique : à 159 et à la fréquence » = 10$ p /sec de divers solvants et valeurs correspondantes des coefficients k et des concentrations

1 Bt PL oplima } de l’éosine.

Solvant : eau-alcoo]l éthylique Solvant : eau-acétone RE n— HE — ES Te

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