‹ Contribution à l'étude de la Forme paranoïde de la Démence précoceChapitre 7 sur 36 · AGE · texte numérisé non relu

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dion, mais trois formes diverses d'une même affection, Ja démence précoce qui, avec les psychoses thyréogènes et la paralysie générale, forment les éléments du groupe des maladies mentales par auto-intoxication.

Voilà la synthèse achevée, une seule maladie autonome et ses trois grandes formes.

Une autre modification plus importante pour notre sujet est encore contenue dans l'édition de 1899, elle a trait à la démence paranoïde; cette forme absorbe, outre les variétés incurables de la paranoïa aiguë, tous les délires hallucinatoires à évolution démentielle, en un mot tous les cas de paranoïa chronique avec le délire systématisé de Magnan.

En 190%, la septième édition n'apporte plus grand changement; elle est semblable à celle de 1899 et ne fait que la confirmer.

La démence paranoïde comprend donc, selon Kræpelin :

1° Tous les délires mal systématisés avec idées absurdes de grandeur et de persécution, évoluant rapidement vers la démence et ayant les signes de la démence précoce ; |

e° Tous les délires mieux systématisés, dont l'aboutissement à la démence est plus lent, délires que l’auteur appelle systématisés fantasques et qui comprennent le délire chronique de l’école française.

Il ne reste plus grand’chose pour la paranoïä chronique vraie qui ne comprend plus que ces délires à base d'interprétations fausses et parfaitement systématisés qui sont compatibles avec une conservation totale des

facultés de la logique et qui ne sombrent jamais dans Ja démence, délires magistralement décrits par Sérieux et Capgras, sous le nom de: psychose à base d’interprétations délirantes.

En résumé, la démence paranoïde au cadre considérablement augmenté, comprend deux formes: 1° une forme délirante « Dementia paranoïdes »; et, 2 une forme hallucinatoire: «Phantastiche: Verrückheit ».

Cette conception de la démence précoce à laquelle est arrivée Kræpelin, après une dizaine d'années d'études, suscita de nombreuses discussions.

Nous passerons sous silence les travaux français et étrangers partisans ou hostiles aux idées du Professeur d’Heidelberg, concernant l'hébéphréne et la catatonie.

Nous nous arrêterons seulement à la forme paranoïde.

En 1902, Séglas s'élève contre la théorie allemande dans un article des annales médico-psychologiques; il n’admet, comme démence paranoïde, que la première : forme de Kræpelin, dont il décrit en ces termes les caractères des idées délirantes: «Ges idées délirantes, par leur multiplicité, leur mobilité, leur niaiserie, leur extravagance égalent, si même elles ne dépassent pas, celles du paralytique général. Ce n’est que très exceptionnellement et seulement au début qu’elles s'associent à une réaction émotionnelle adéquate. D'ordinaire, le malade est indifférent ou même invariablement satisfait ou béat. »

Séglas montre les différences qui existent entre ces idées et celles qu’on observe au cours des délires systématisés. Ces dernières sont logiquement enchaînées ef,

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