ER IL -- ÉTUDE DU TERRAIN
l Les asthmatiques appartiennent 7 fois sur 10 au type cérébral
ou cérébro-respiratoire de Sigaut et Mac Auliffe ; 2 fois sur 10- Au type respiratoire pur ; 1 fois sur 10, soit au type musculaire, __ soit au type digestif des mêmes auteurs (A. Jacquelin).
__ Qu'est-ce à He sinon que ces sujets par leur morphologie. pie sont désignés tout particulièrement, pour subir des per- turbations neuro-respiratoires dont l'asthme nous offre un des meilleurs exemples.
D'autre part, trois sur quatre des Pabque présentent pour: :
À. Jacquelin des signes de dystrophie ostéo-conjonctivo-élesto-. . pathique à des degrés divers sur lesquels nous allons revenir. Très. - souvent dans leur enfance, ces malades, ont été des rachitiques et des lymphatiques (Diathèse ostéo- -lymphatique de Marfan), une recherche minutieuse décélera chez eux des anomalies. ostéo-articulaires, vestiges d'un rachitisme infantile, au niveau. - de la tête, du thorax ou des membres. Dans un quart des cas au __ moins, on rencontre des dystrophies nasales : elles doivent être. considérées beaucoup moins comme des épines irritalives que - comme des manifestations de la même diathèse dystrophique. Ces malades sont souvent également des ptosiques, des hémorroïdaires, dès variqueux, troubles dénotant une déficience particulière de la fibre élastique.
Ce terrain dystrophique existe chez un grand nombre d'asth- # poniiues comme l'ont mis en évidence les travaux de M. Jacque-pm | Quel intérêt est-il possible de dégager de l'existence de ce ter- 3 cn dystrophique particulier chez ces malades en ce qui con-- . cerne la pathogénie du syndrome asthmatique ?
Nous avons vu la fréquence de l'intrication de l'asthme et de l'emphysème dans, notre étude clinique. Cette intrication se comprend facilement, si l’on fait appel à cette notion de terrain.
La distension atrophique des alvéoles, qui est la base fondamentale de lemphysème apparaît alors comme.une des locali-
sations de la tendance élastopathique générale présentée par les asthmatiques (M. Jacquelin et M. D. Œconomon).
En quoi consiste cette tendance ? M. A. Jacquelin la définit comme la survivance chez l'adulte de déformations ostéo-articulaires, d'anomalies dentaires, déformations et anomalies associées d'une part à des stigmates plus ou moins riches selon les cas de faiblesse conjonctivo -élastique, d'autre part « à une réduction de la taille, à un retard du développement, donnant lieu à un type bréviligne pur, soit à une hypotrophie générale avec ou sans infantilisme ».
C'est ainsi que chez nos asthmatiques du fait de ce même terrain diathésique, il existe une tendance marquée à l'ossification précoce des cartilages costaux, à la dilatation rigide du thorax, à l'augmentation de la valeur de l'angle de Charpy avec saillie des rebords costaux à l'immobilisation relative d'un diaphragme hypotonique.
Thorax avec ossificalion des cartilages costaux.
L'ossification des cartilages coslaux ne prend une importance pathologique que du jour ou d’autres facteurs entrent en ligne de compte, pour troubler le jeu respiratoire, tels que l'infection ou une défaillance cardiaque.
Ces derniers entraînent soit une diminution de ee at soit une insuffisance de débit sanguin, qui détermine elle-même une
diminution du champ d'hématose, par stase notes véritable cercle vicieux.
Thorax rigides sans ossificalions cartilagineuses.
La rigidité thoracique peut exister chez certains sujets sans être déterminée par une ossification des cartilages ; elle s’'accompagne de troubles dyspnéiques intenses, en relation avec une diminution du champ d’hématose due à la sclérose ou à l’'emphy-