‹ Contribution à l'Étude de la forme pseudo-emphysémateuse de l'AsthmeChapitre 20 sur 27 · III. — ROLE DE L'ÉLÉMENT INFECTIEUX · texte numérisé non relu

III. — ROLE DE L'ÉLÉMENT INFECTIEUX

Pour apprécier exactement le rôle de l'élément infectieux dans la pathogénie de l’asthme, on est amené à résoudre un problème délicat. |

Saus parler des infections subaiguës ou chroniques, telles que la tuberculose et la syphilis, dont nous verrons l'importance dans d'autres chapitres, il faut tracer des limites à ce problème en n'envisageant que les infections par pyogènes banaux.

Quelles sont donc les relations qui existent entre ce genre d'infections et les asthmes graves ?

Nous pouvons constater deux ordres de faits :

1° Ilest fréquent de noter le début de l'asthme dans le décours ou à la suite d’une maladie infectieuse ;

29 L’aggravation ou la réapparition d’un asthme amélioré ou disparu, spontanément ou bien après traitement, à la suite d'une infection rhino-trachéo-bronchique intercurrente.

Nous allons maintenant analyser en détail l’action, ces deux facteurs :

D'après les observations recueillies par M. le D' Jacquelin, les infections saisonnières dites grippales surtout hivernales ou printanières sont principalement à la source de ces élats asthmatiques d’origine infectieuse.

Néanmoins le rôle asthmatogène de ces bronchites infectieuses se réduit notablement si l’on exige certains critères, car il ne faudrait pas exagérer leur fréquence, ni penser que les -bronchites si banales dans les antécédents des asthmatiques proviennent toutes de l'infection.

Il existe, en effet, chez les asthmatiques des manifestations d'ordre diasthésique, exsudative ou congestive, importantes où l'élément spasmodique apparaît sur un plan secondaire.

Pour établir leur pathogénie infectieuse il faut donc interroger les malades avec soin sur le caractère fébrile de leur trachéo-bronchite, sur l'apparition, au moment d'une recrudescence épidémique ou sur la notion d'une contagion émanée de l'entourage.

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