‹ Contribution à l'Étude de la Gangrène Pulmonaire à SpirochètesChapitre 13 sur 28 · OBSERVATION VII (P. E. WEIL, SEMELAIGNE ET COSTE · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII (P. E. WEIL, SEMELAIGNE ET COSTE

Mar. 44 ans. Bronchite chronique depuis 1918.

En décembre 1920 : épisode aiguë avec frissons, fièvre, montée brusque et fétidité de l’expectoration.

Le 1% Janvier 1921 le malade est très touché, amaigri, ayant des sueurs profuses. La Température oscille autour de 38° 5.

Il rejette, en moyenne, par jour 450 ce de crachats purulents, verdâtres et brunâtres d’une extrême fétidité et dont la flore microbienne, très riche en cocci et Bacilles divers, est faite surtout d’association fuso-spirillaire.

Signes physiques obscurs. Signes de condensation et de ramolissement à la partie moyenne du poumon droit couverts par des bruits de bronchite généralisée.

Par contre, radioscopiquement, on a des signes nets Bande sombre, triangulaire, à sommet hilaire, à base axillaire, à la partie moyenne du poumon droit et creusée de trois plages claires, arrondies, avec niveau liquide.

Ce malade reçoit successivement 7 injections intratracheales de 15 ce à 20 cc d’huile goménolée, amenant une désodorisation légère de l’expectoration, qui reste d’ailleurs

au même taux.

Trois injections de 0 gr. 15 de Noversenobenzol coïncident avec une reprise thermique et fonctionnelle. On abandonne donc cette médication.

100 ce de sérum antigangréneux, en deux injections sous sutanées, desodorisent complètement l’expectoration sans la réduire. Le Malade continue à expectorer 400 cc à 509 cc par jour. Ces crachats ne sont pas fétides. Mais le malade s’affaiblit visiblement.

Le 5 Février éclate un épisode aiguë avec température à 39°. Matité de la base droite. Souffle et gargouillement au sommet de ce côté. Expectoration un peu diminuée, toujours sans odeur.

Mort le 8 Février.

Autopsie : montre à droite de l’hépatisation grise du lobe supérieur. Les lobes inférieurs sont sièges de dilatations bronchiques, de sclérose avec 10 à 15 petits abcès parenchymateux de la grosseur d’un pois à une noisette.

Lemierre et Léon Kindberg ont publié dans les « Annales . de Médecine » de Mars 1924 un cas de gangrène pulmonaire à Spirilles où, l’arsenothérapie n’ayant donné aucun résultat, ils ont recourru à la sérothérapie antigangreneuse qui, ici, a amené une guérison, du moins en apparence.

OBSERVATION VIII (LEMIERRE ET LÉON KiINDBERG) Résumée

J... Alphonse, 44 ans, ajusteur entre à l’hôpital le 27 Septembre 1922.

Homme de santée robuste quoique vieux tousseur.

25 jours avant son hospitalisation il a été pris d’un frisson intense avec point de côté douloureux siégeant au sommet du poumon droit. Le lendemain il essaie de travailler, mais doit s’aliter,. Il est fiévreux, tousse, a des sueurs profuses et souffre toujours de son point de côté.

Depuis une semaïne il ressent dans la bouche un goût àcre et fétide à chaque quinte de toux.

ES

À son entrée il est pâle, amaigri. Température à 38° 5, le pouls est à 96. Pas de dyspnée marquée. Le Symptôme dominant est une fétidité extrême de l’haleine, s’exagérant par la toux qui accompagne une expectoration peu abondante, muco-purulente, striée de sang.

L’examen des poumons ne donne rien de bien net à la percussion et à la palpation. À l’auscultation on entend au sommet droit et en arrière, et, à un moindre degré, au plus haut de l’aisselle un bouquet de râles sous crépitants s’accentuant à la toux et venant éclater à l’oreille.

Examen des autres appareils est négatif.

Bactériologie des crachats : Flore microbienne riche et multiforme. Prédominance de fins batonnets à grain positif. Pas de Spirilles ni de bacille de Koch.

La Température tombe les jours suivants, l’état général s'améliore. La fétidité de l’haleine n’apparait qu'après de fortes quintes.

Le 5 Octobre : murmure vésiculaire normal.

Mais, deux jours après, réapparition de la fétidité intense et continue. Craquements et rôles bulleux au sommet de Vaisselle.

Radioscopie du sommet droit : Au-dessus d’opacité peu homogène, niveau liquide avec succussion des plus nette.

Le 8 et 9 Octobre injection de 80 cc de sérum mixte antigangréneux. Puis, l’examen bactériologique ayant montré la présence de Spirilles en grande abondance, on pratique le 10 une injection intraveineuse de 0 gr. 15 de Novarsenobenzol. Puis le 12, une nouvelle injection de 80 cc. de sérum. Le lendemain apparaissent des accidents sériques.

À l’écran on constate la régréssion de la caverne gangréneuse du sommet droit.

Un seul incident à noter : Hémoptysie légère, sans lendemain le 11 Octobre.

À partir du 20 : XX gouttes de teinture d’ail pro die.

Disparition de la Spelunque aux rayons X. Amélioration

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