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Pour eux, les différences morphologiques qui existent seraient dues au développement sur des tisus différents. Le Spirochête de Vincent aurait ainsi un aspect très variable : « Il peut être plus court ou plus long, plus ou moins régulièrement spiralé » (Vincent). Une autre preuve d’identité des Spirochétes serait leur fréquente association avec le Bacillus fusiformis. Son absence viendrait d’un examen défectueux, et aussi de ce qu’il est très variable d’un jour à l’autre et même d’un moment à l’autre dans la même journée.
Là est le point de départ de la théorie de l’origine naso-bucco-pharyngée de la gangrène pulmonaire, théorie soutenue tout récemment par le Pr. Sergent et Bordet qui citent à son appui les deux observations rapportées plus haut (Obs. XII et XII). L’ensemehcement broncho-alvéolaire a eu lieu à la suite d’une intervention chirurgicale sous anesthésie générale qui « troublant le mécanisme de protection des voies respiratoires inférieures, favorise la production d’embolies bronchiques à point de départ pharyngé ».
Dans d’autres cas on a cherché le point de départ de l’infection dans la pyorrhée alveolo-dentaire; ceci est particulièrement net dans la seconde observation de Perrin (Obs. V). Ce cas est analogue aux pneumonies traumatiques : chez ce malade, en effet, atteint de suppuration alvéolaire, la gangrène pulmonaire est survenue à la suite de contusions thoraciques celles-ci auraient déterminé l’inoculation du poumon par des Spirilles buccaux, tout comme dans la pneu-
monie il y a inoculation par des pneumocoques, hôtes
normaux de la cavité buccale.