‹ Contribution à l'Étude de la Gangrène Pulmonaire à SpirochètesChapitre 22 sur 28 · NOT VON · texte numérisé non relu

NOT VON

Pour eux, les différences morphologiques qui existent seraient dues au développement sur des tisus différents. Le Spirochête de Vincent aurait ainsi un aspect très variable : « Il peut être plus court ou plus long, plus ou moins régulièrement spiralé » (Vincent). Une autre preuve d’identité des Spirochétes serait leur fréquente association avec le Bacillus fusiformis. Son absence viendrait d’un examen défectueux, et aussi de ce qu’il est très variable d’un jour à l’autre et même d’un moment à l’autre dans la même journée.

Là est le point de départ de la théorie de l’origine naso-bucco-pharyngée de la gangrène pulmonaire, théorie soutenue tout récemment par le Pr. Sergent et Bordet qui citent à son appui les deux observations rapportées plus haut (Obs. XII et XII). L’ensemehcement broncho-alvéolaire a eu lieu à la suite d’une intervention chirurgicale sous anesthésie générale qui « troublant le mécanisme de protection des voies respiratoires inférieures, favorise la production d’embolies bronchiques à point de départ pharyngé ».

Dans d’autres cas on a cherché le point de départ de l’infection dans la pyorrhée alveolo-dentaire; ceci est particulièrement net dans la seconde observation de Perrin (Obs. V). Ce cas est analogue aux pneumonies traumatiques : chez ce malade, en effet, atteint de suppuration alvéolaire, la gangrène pulmonaire est survenue à la suite de contusions thoraciques celles-ci auraient déterminé l’inoculation du poumon par des Spirilles buccaux, tout comme dans la pneu-

monie il y a inoculation par des pneumocoques, hôtes

normaux de la cavité buccale.

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