‹ Contribution à l'Étude de la Gangrène Pulmonaire à SpirochètesChapitre 25 sur 28 · LIRE · texte numérisé non relu

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ques jours de traitement, en effet, ces malades n’ont plus que quelques crachats non fétides. Par contre l’action nous semble beaucoup moins nette sur les signes stethacoustiques.

Pour avoir une action plus rapide Castex et Heidenreich proposent l’injection intratracheale de Neosalvarsan, méthode déjà pratiquée avec les balsamiques pour le traitement de la gangrène pulmonaire

Ils emploient le neosalvarsan à doses progressives de 0 gr. 30 à O0 gr. 60 en solution aqueuse ou hydroglycérinée qu’ils injectent par voie intercricothryroidienne après anesthésie de la trachée par 5 ou 10 cc. de Novocaïne à 1 %. C’est ainsi qu’ils ont procédé pour le malade suivant

Sujet de 45 ans, toussant depuis l’âge de 16 ans.

À 41 ans, poussée aiguë avec fétidité caractérisée

par violent point de côté et de la toux avec fièvre,

sueurs profuses, expectoration abondante et fétide. Cette poussée aiguë déclina pour recommencer une seconde fois et persister pendant quatre ans avec bronchite intense et odeur insupportable de l’haleine malgré divers traitements au neosalvarsan intraveineux.

L'examen clinique indiquait un syndrôme cavitaire hydroaérique de la base pulmonaire droite. La

radiographie, après injections de lipiodol, montre des

dilatations cylindriques des bronches et une cavité de grandeur assez considérable. Tout cela porte à faire le diagnostic de gangrène pulmonaire et de bronchectasie. | L'examen des crachats montre une flore micro-

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bienne abondante, notamment présence de Spirilles. Pas de Bacilles de Koch.

Vu la ténacité de la mauvaise odeur, on injecte du salvarsan par voie intercricothyroïdienne. Peu après la première injection survient une toux intense avec bronchorrée qui dure plus de deux heures pendant lesquelles l’expectoration quadruple. Le lendemain de l'injection la fétidité disparaît complètement. Même en faisant tousser le malade et en le secouant fortement. |

L'examen des crachats, cinq jours après l’injection, montre la persistance des spirilles et la disparition des fusiformes.

Au bout de dix jours, la mauvaise odeur réapparaissant, on fait une nouvelle injection intratracheale de Neosalvarsan. On continue ainsi, augmentant la dose jusqu’à 0 gr. 90. En tout cinq injections à intervalles croissants : 8, 10, 12 et 15 jours.

Les deux premières produisent une élévation de température à 38°-39°, disparaissant en 24-48 heures.

Peu après l’injection le malade a une toux intense avec bronchorrée pendant 24 heures. Pendant ce temps l’expectoration est deux ou trois fois plus abondante.

La fétidité, qui disparaît après chaque injection, revient, mais moins forte après 8 à 15 jours, puis disparaît complètement.

Cette méthode n’a donc point fourni de résultats probants, car si elle a supprimé la fétidité, elle n’a pu amener de guérison.

Au reste l’arsenotherapie est loin d’avoir de l’action

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