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Le glucoside amorphe (gentiamarine) a sensiblement le même coefficient de partage que la gentiopicrine cristallisée. L'expérience a montré que les extraits de gentiane doivent être considérés comme des solutionsde glucosides dissous dans l’eau que renferme cet extrait : les matières étrangères su-
* ‘ni “4 ., F “ a RE‘ ; F Fe.
crées (Gentianose..)n’ayant pas d'influence sur la valeur du coefficient de partage.
Extrait de gentianeà 17 p.100 d’eau et24 p.100 de glucosides. Nous l'avons traité par portion de 150 gr. à la fois. Or ce poids d'extrait se comporte vis-à-vis de l’éther acétique commeune solution occupantle volume de l'eau (25cc. 5) et des glucosides (24cc.),soit 49cc5. En traitant cet extrait par 1 kilo d'éther acétique (1100 cc.), on emploie ainsi 22 fois le volume de la solution de glucoside.
Voici les nombres obtenus en faisant 4 traitements successifs de ces 150 gr. d'extrait par 1 kilo d’éther acétique chaque fois.
soeene
e partage
Après la 1re agitation, « — &°50, ayant extrait 18 gr. 30.7 2e = a — 2075 — 10.3 33.2 — 3° — & — 1°25 — 4.6 36.7 — Le — a — 050 2.75 30.9
Le mélange des glucosides avait 4 — 147°. L'examen des poids de glucosides obtenus montre qu’ila dû en rester sensiblement 2 gr. qui n’ont pas été pris par l'éther acétique.
Le traitement de l'extrait de gentiane par l’éther acétique hydraté n’est donc pas un simple épuisement, auquel cas le premier kilogramme d’éther acétique aurait largement suffi pour enlever toute la gentiopicrine. La connaissance des coefficients de partage définis par Berruecor et JUNGFLEISCH trouve ici une intéressante application.
La conséquence pratique de tous ces faits, c’est que, dans l'extraction de la gentiopicrine par l’éther acétique, les rende-
ments sont d'autant plus forts que les solutions de glucoside
sont plus concentrées et qu’on fait plus de traitements avec
le plus d’éther acétique possible chaque fois.