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sirop à l’éther et au chloroforme : le résidu est dissous dans
quelques parties d’eau et on y ajoute à froid une solution de
tanin à 20 p. 400, tant qu’il se forme un précipité; puis après séparation du précipité, on rajoute un grand excès de tanin : onemploie ainsi partie à 1 p.5 de tanin pour 1 p.de glucoside. On ajoute ensuite, toujours à froid, du sulfatefde magnésie à saturation. Le tannate se rassemble, insoluble. On l’exprimeet le lave soigneusement à plusieurs reprises avec une solution saturée de SO“Mg : ces lavages ont pour but d’enlever l'eau d’imbibition qui contient les impuretés entraïnées, La masse est traitée par lalcool à 60° qui laisse indissous le SO“Mg. Après 24 heures de repos, on sépare à latrompe la cristallisation du sel: la solution alcoolique du tannate est décomposée à froid soit par un lait de chaux, soit mieux par l’oxyde de plomb humide.Avec Ph (OH)? la décomposition est plus lente à se faire : mais avec la chaux la précipitation du tanin n’est jamais complète,il faut l’achever parun peu d’acétate de plomb, puis éliminer l’excès de chaux par l’acide oxalique. J’emploie pour 10 gr. tanin 49gr. Pb (OH)* à 50 p. 100 PbO.Pour savoir quand la réaction est achevée, on cherche le moment où une goutte de la solution déposée sur du papier à filtrer ne noircit plus dans son auréole par le vanadate d’ammoniaque. On précipite l'excès de plomb que peut contenir la liqueur par Q. S. de SO“ H2. La solution alcoolique, séparée des sels de plomb, est ensuite distillée dans Le vide: on la redissout dans l'alcool absolu qui laisse cristalliser ce qui peut rester de gentiopicrine. Il ne reste plus en solution que la gentiamarine.