‹ Contribution à l'étude de la gentianeChapitre 3 sur 72 · ME · texte numérisé non relu

ME

RSR

en fixait presque toute l’amertume. Epuisant le charbon par l'alcool, il en retira un sirop brun, très amer, incristallisable, qui ne précipitait ni par le tanin, ni par les sels de plomb.

Les essais de Leæunpeur furent pour Krowayer, assistant de Lupwic, l’occasion de nouvelles recherches. « Je pensai, ditil, qu’on obtiendrait de meilleurs résultats en employant de la racine fraîche. Presque toutes Les plantes charnues, quand

on les met en tas en vue d’une dessiccation rapide toujours -

artificielle, sont exposées à une chaleur plus ou moins élevée: les principes amers, particulièrement, subissent des transformations à de hautes températures, c’est-à-dire passent à l'état amorphe » (Arch. der Pharm., 1862, t. CX, p. 27). Il fut ainsi amené à découvrir la gentiopicrine. |

Comme Lermunpeur, il fixait le principe amer par le charbon et l'en retirait par l'alcool. La liqueur alcoolique distillée, le résidu était redissous dans l’eau, déféqué par le sous-acétate de plomb, et, après l'élimination de l’excès de Pb par HS, concentré et agité avec de l’éther:le principe amer ne tardait pas à cristalliser.[l appela gentiopicrine. Mais ayant reconnu que le charbon ne prend pas toute amertume, il dissolvait le reste de l’extrait dans l’alcool et le précipitait par Péther : Paddition d’éther à l'alcool précipitait les sucres; la liqueur éthéro-alcoolique évaporée donnait de nouveaux cristaux.

Kromayer eut ainsi un rendement de 4 gr. de gentiopicrine pour 3 kilos de racines. Il attribua au nouveau corps la formule C2H%012 et reconnut que c'était un glucoside.

En 1900, MM. Bourquecor et Hérissey donnèrent un nouveau procédé de préparation de la gentiopicrine. Comme Knromayer, ils s’adressèrent à la gentiane fraîche, mais la donnée sur laquelle ils s’apputent est différente et plus précise : « Nombre de principes immédiats qui existent dans les êtres vivants disparaissent après la mort, et cela souvent en peu de temps, sous l’influence des ferments solubles oxydants et

SP d'Ess, TA

ce a!

pd et La Ne eh out Te OT ter

ne

à te Cl ds PA Se

hydratants qu’ils renferment, quels que soient les procédés de conservation employés.

« Si donc on veut isoler ces principes de végétaux vivants par exemple, la première précaution à prendre doit consister à détruire le plus rapidement possible les ferments en question. On y arrivera en découpant ces végétaux vivants et en faisant tomber les morceaux au fur et à mesure dans l'alcool porté et maintenu à l’ébullition. »

L’extrait alcoolique cristallise au bout d’un temps plus ou moins long. Les cristaux séparés à la trompe sont puriliés par recristallisation dans un mélange d'alcool, de chloroforme

et d’éther. Le reste de l’extrait est repris par un mélange

d'alcool et de chloroforme et additionné ensuite d’éther. Il abandonne encore du glucoside cristallisé.

MM. Bourouscor et Hémissey en ont ainsi retiré 250 gr. de 22 kilos de racines fraîches (J. de Ph. et Ch., 1900, IL, 421).

Les sucres de la gentiane ont fait dans ces derniers temps l’objet des recherches de MM. Bourquezor et Narnix, de MM. Bourouscor et Hérissey (Annales de Physique et de chimie, 1902). Ils fixèrent ainsi la véritable nature du genlianose que Meyer avait signalé en 1882 dans la racine fraîche, et découvrirent un nouveau biose : le gentiobiose. MM. BourQue- Lor et Héxissey ont encore reconnu la présence de pectine dans la gentiane : ils ont de plus essayé de se rendre compte des modifications que subit la racine au cours de sa dessiccation. Nous reviendrons sur tous ces points.

n d’une notable quantité de gentiopicrine tant s cliniques que pour une étude plus come encore peu connu, il ne nous était adresser au procédé de préparation sey qui, de l’aveu même des au-

Ayant besoi pour des recherche plète de ce glucosid guère possible de nous de MM. BouroueLor et HéRis

eu

et

Page 1