‹ Contribution à l'étude de la gentianeChapitre 42 sur 72 · RO · texte numérisé non relu

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venu à convertir des paroxysmes assez graves en paroxysmes ordinaires, ou tels qu'ils se présentent dans les intermittentes bénignes, et à les faire disparaître ensuite peu à peu...

Une thèse est passée à Paris, en 1810, par Marquis : Essai sur l’histoire naturelle et médicale des Gentianes. Il insiste sur son utilité dans le traitement des fièvres intermittentes, ‘ rapportant l'opinion des médecins de son époque : PEYRILHE, Murray, AuBerr. Comme les Polonais,

«. les habitants des Alpes et des autres montagnes où croît la gentiane en font également usage dans les mêmes circonstances et en obtiennent le même succès. » — « On ne peut donc révoquer en doute l'efficacité de la gentiane dans un grand nombre de fièvres. Il paraît même qu’elle devrait toujours être préférée à l'écorce du Pérou dans les fièvres tierces vérnales bénignes. On doit la regarder comme vraiment utile dans toutes les intermittentes, soit qu'ellesse présentent avec les caractères de gastriques ou de muqueuses, et sous les types de quotidienne, tierce ou dé quarte. Son usage prolongé a souvent fait céder des fièvres de cette dernière espèce qui avaient résisté au quinquina (p. 17). »

Cette thèse intéressante manque d’observations précises, l’auteur le reconnaît lui-même : « l'emploi de la gentiane, que la vogue méritée de l'écorce du Pérou a trop fait négliger, n'a point été l’objet d'observations aussi régulièrement suivies. On ne tire point de ce remède indigène tout le parti qu’on en pourrait tirer. Tout porte à croire qu’en Padministrant d’après les mêmes principes, avec les mêmes précautions, aux mêmes doses ou même à des doses plus fortes que le quinquina on en obtiendrait un effet peu différent, et qu’on parviendrait ordinairement, par ce seul moyen, à interrompre les accès et calmer le danger des fièvres intermittentes ».

En 181%, Gasc, «médecin des campset des armées », apporte quelques observations concluantes (1). Après la paix de

(1) Mémoire sur l'emploi de l’écorce du marronnier d'Inde, de la bistorte et

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