RÔLE DES AGENTS
courant du chenal, qui provoque la formation d’une petite falaise
de 0 m. 60 à 1 m. 50 de hauteur.
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sens, est assez grande.
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La vitesse du courant, dans chaque
À mar
née à elle-même prend, dès l'entrée du chenal, une vitesse de 3 à 4 kilomètres à l'heure.
Les variations de position de la Bouche du Roi étaient déjà signalées il y à une cinquantaine d'années. D'après les renseignements que j'ai recueillis sur place, le processus de ces variations serait le suivant. Par suite des apports successifs de la mer, la brèche du cordon littoral se referme peu à peu, comme celle de Cotonou. Mais à mesure que la passe.s'obstrue, les eaux de la lagune ne trouvent plus d'issue suffisante. Elles attaquent alors un autre point du cordon littoral et forment un petit goife. Celuici s'étend rapidement et lorsque l'épaisseur du cordon littoral devient insuffisante, l'action dévastatrice de la mer venant s’ajouter à celle des eaux de la lagune, la communication s'établit brusquement. La trace de ces brèches successives demeure très nettement visible pendant un certain temps du côté de la lagune, oùles petits golfes ne se comblent que lentement (Fig. 23).
La passe de 1905 se trouvait, par rapport à celle de 1906, à 2.500 mètres à l’ouest ; celle de 1904 à 4.500 mètres à l’ouest ; celle de 1903 à 1 kilomètre à l'est (1). On en compte encore un certain nombre d'autres, de formation plus ancienne, quelques-unes au voisinage et même à l’intérieur de Grand-Popo.
L'ouverture de ces communications, aussi bien à Grand-Popo qu’à Cotonou, constitue un véritable danger pour les populations. A Cotonou les variations sont très limitées et cependant des constructions ont été déjà emportées. En ce qui concerne la région de Grand-Popo, les habitants savent prévenir le danger en amorçant un petit chenal artificiel dès qu'il se crée un golfe dans la lagune.
La brusquerieavec laquelle se produisent cesouvertures semble indiquer que la mer joue un rôle important dans leur production. Il semblerait que le comblement d’une communication soit accompagné d'un redoublement d'activité dévastatrice marine dans les points voisins. Par contre, il est évident que dès qu'une brèche a été faite, le courant de la lagune apporte des matériaux qui font
4. Renseignements manuscrits communiqués par M. l'Administraleur du Gercle de Mono.
reculer la mer et limitent provisoirement son action dévastatrice.
Le petitnombre des communications du système lagunaire avec la mer est à noter d'une façon toute spéciale. Les ouvertures qui ont été signalées ne sont pas cependant les seules qui permettent l'écoulement des eaux du Dahomey. Il faut encore noter celles de Petit-Popo (Togo) et de Lagos (Nigeria), cette dernière très importante.
H. HUBERT. — Mission scientifique au Dahomey. PIERX
Cliché H. Hubert.
BANG CALCATRE dans le lit du Mono, près Missinicondiji.
Cliché I. Hubert,
RAPIDE D'ADJARALA (Mono).
Gneiss orientés parallèlement au fleuve,
LA
Pit